VIVO ENERGY MAROC sur la route d’un Maroc qui avance

Avec plus de 470 stations-service Shell répar- ties sur l’ensemble du Royaume, Vivo Energy Maroc accompagne la croissance du pays et l’extension de ses infrastructures routières. Distributeur des carburants et lubrifiants Shell, ainsi que du gaz de pétrole liquéfié Butagaz, l’entreprise illustre à travers cette présence nationale sa volonté de rester au plus près des besoins des automobilistes tout en soutenant le développement local. L’expansion est particulièrement marquante dans les Provinces du Sud, où le réseau Shell est passé de 13 à 42 stations entre 2024 et 2025. Ces investissements ont permis la création de près de 700 emplois, faisant de la filiale régionale le deuxième employeur de la région.

Alors que le Maroc célèbre le cinquantenaire de la Marche Verte, cette progression pro- longe une histoire commune et traduit une ambition claire : insuffler l’énergie d’un Ma- roc qui avance, dans toutes ses régions.

Al Jazira, vitrine d’une nouvelle génération
Ces ambitions se traduisent aussi par une amélioration constante de l’expérience cli- ent.
Située sur l’autoroute Rabat–Casablanca, la station Shell Al Jazira incarne parfaite- ment cette dynamique. Avec ses espaces lumineux, fluides et accueillants, la station récemment modernisée symbolise une nou- velle génération de sites conjuguant moder- nité, confort et performance environnemen-

tale.
Elle est d’ailleurs la première station en Afrique à obtenir la certification Haute Qualité Environ- nementale (HQE) au niveau « Excellent » — une reconnaissance qui consacre l’attention portée à chaque détail, de l’architecture à la gestion des ressources. Au-delà du design, les services ont été entièrement repensés : borne de recharge électrique rapide, espaces vidange et lavage modernisés, aires de jeux pour enfants, lounge avec terrasse et offres de restauration variées.

« La Pause » : une halte devenue expérience
Pour Vivo Energy Maroc, les stations-service ne sont plus de simples points de passage : elles deviennent des espaces de vie. C’est dans cet esprit qu’a été pensé « La Pause », un concept de restauration inédit, conçu en collaboration avec la cheffe Meryem Tahiri. Cette offre revisite la cuisine marocaine dans un esprit contemporain, adapté au rythme des voyageurs.
Disponible 24h/24 et 7j/7, elle allie qualité, au- thenticité et convivialité.
Au-delà de la restauration, La Pause incarne une nouvelle philosophie du service : une halte chaleureuse et moderne, pensée pour créer un lien durable avec les clients et renforcer l’attrac- tivité du réseau.

Innover pour mieux servir

Cette transformation s’inscrit dans une démarche plus globale : celle d’une station-ser- vice repensée comme un hub de services. Mo- bilité électrique, digitalisation et fidélisation

personnalisée s’y conjuguent pour simplifier chaque étape du parcours client. Le déploie- ment des premières bornes Shell Recharge au Maroc, et sur le continent, est une autre démon- stration de cette évolution qui prépare le réseau à accompagner la mobilité de demain.

Durabilité : un engagement au quo- tidien
La durabilité occupe une place centrale pour la stratégie de Vivo Energy Maroc. L’ensemble des investissements de l’entreprise se conforme à des engagements ESG (environnementaux, so- ciaux et de gouvernance) par des actions tangi- bles : éclairages LED, panneaux photovoltaïques, recyclage et réutilisation de l’eau, et gestion rig- oureuse des déchets. L’objectif reste inchangé : réduire durablement l’empreinte carbone tout en préparant des sites capables d’accueillir les nouveaux usages de la mobilité et de la consom- mation.

En conjuguant innovation, proximité et re- sponsabilité, l’entreprise confirme son rôle d’ac- teur clé de la transition énergétique du Royaume et continue d’insuffler l’énergie d’un Maroc qui avance.

 

«Nous accompagnons le Maroc dans tous ses grands projets structurants»

En tant que Managing Director North Africa Platform chez Wilo Group et membre du comité directeur de la Chambre Allemande de Commerce et d’Industrie au Maroc (AHK Morocco), Adil Touyeb revient sur l’engagement de Wilo pour la sécurité hydrique, la transition énergétique dans le secteur du bâtiment et les projets d’envergure qui façonnent le Maroc de demain.

Wilo est reconnu pour son expertise dans les systèmes de pompage. Pouvez-vous nous rappeler la place de votre entreprise dans les projets structurants du Maroc ?

Wilo est présent au Maroc depuis plusieurs années et a contribué à de nombreux projets majeurs qui touchent à la fois l’eau, l’agriculture et le bâtiment. Parmi les chantiers emblématiques, nous avons équipé le projet de l’Autoroute de l’Eau Sebou visant à transférer de l’eau du bassin du Sebou vers la région de Rabat-Casablanca, qui compte environ 12 millions d’habitants. Nous avons également participé avec nos produits aux quatre stades de football de Rabat qui abriteront la CAN 2025, à l’hôpital universitaire de la fondation Mohammed VI et l’hôpital  Ibnou Sina à Rabat, l’aéroport de Rabat-Salé ainsi que de grandes infrastructures publiques et privées du pays. Notre rôle est d’accompagner le Maroc dans le développement de ses infrastructures tout en intégrant les standards internationaux de qualité et d’efficacité énergétique.

La transition énergétique est devenue un enjeu majeur. Comment Wilo intègre-t-elle cette dimension dans ses solutions pour le bâtiment?

La transition énergétique est au cœur de la stratégie de Wilo, tant au niveau mondial que local. Face aux défis climatiques et à la nécessité de réduire les consommations d’énergie, nous proposons des solutions de pompage intelligentes, connectées et à haute efficacité énergétique.

Dans le secteur du bâtiment, nos pompes à haute performance permettent de réduire considérablement la consommation électrique des systèmes de chauffage, de climatisation, ou d’eau potable. Nos produits sont conformes aux normes les plus strictes en matière d’efficacité énergétique, et nous accompagnons les maîtres d’ouvrage dans l’optimisation énergétique globale de leurs installations.

Quels sont les objectifs de Wilo au Maroc et en Afrique du Nord pour les prochaines années ?

Depuis la création de la plateforme régionale nord-africaine en 2018, notre ambition est de consolider notre leadership sur le segment du bâtiment tout en développant notre présence sur le cycle de l’eau et l’industrie. Nous souhaitons continuer à accompagner le Maroc dans tous ses grands projets structurants et soutenir la transition énergétique et la sécurité hydrique du pays. Plus largement, notre objectif est de mettre notre savoir-faire au service de l’ensemble de l’Afrique du Nord, en apportant des solutions durables et innovantes adaptées aux besoins locaux.

POUDROX Industries Nous accompagnons la transformation du paysage marocain à travers les plus grands projets du Royaume

Des routes aux aéroports, des stades aux hôpitaux, Poudrox Industries s’est imposée comme un acteur clé de la modernisation du Maroc. Derrière les structures métalliques qui dessinent le nouveau visage du Royaume, on retrouve la signature de Poudrox Industries , une entreprise visionnaire, pionnière du thermolaquage. Sous l’impulsion de Zakia Sekkat, Poudrox a su bâtir un marché inexistant, relever le défi du transfert de savoir-faire et accompagner les industriels marocains dans leur montée en gamme. Plus qu’un fournisseur, l’entreprise est devenue un partenaire stratégique des grands chantiers nationaux, en garantissant qualité, durabilité et conformité aux standards internationaux.

Poudrox Industries a indirectement contribué à de grands projets nationaux, des routes aux aéroports, en passant par les stades et les hôpitaux. Comment percevez-vous cette contribution à la transformation du paysage marocain ?

À travers nos clients, qui mettent en œuvre des structures en acier, aluminium et autres métaux pour répondre aux besoins de ces grands projets nationaux, nos produits ont toujours été au rendez-vous. Nous avons su répondre à leurs exigences en matière de qualité, de diversité, de quantité, mais aussi de rapidité d’exécution et de services d’accompagnement.

Vous avez bâti un marché de toutes pièces, en partant de zéro. Quelle est la clé de cette croissance continue, et comment avez-vous maintenu une progression régulière depuis plus de trente ans ?

Si aujourd’hui, après plus de 30 ans d’activité, on me proposait de lancer une industrie sur un marché sans consommation ni demande, dans le but de substituer une technologie vieille de plusieurs siècles, celle de la peinture liquide, par celle du revêtement en poudre pour le thermolaquage des métaux, je réfléchirais à deux fois avant de me lancer !

Vaincre les difficultés d’initiation, créer un marché, changer les habitudes et convaincre d’investir pour accéder à une nouvelle technologie n’était pas une mince affaire.

Cependant, l’exigence croissante en matière de qualité et de durabilité des revêtements métalliques, aussi bien au Maroc qu’à l’international, nous a aidés à convaincre nos prospects de franchir le pas.

Il nous était ensuite indispensable d’accompagner les besoins du marché dans toute sa diversité, y compris dans les nouveaux métiers, tant sur le plan quantitatif que qualitatif, avec des certifications internationales, une augmentation régulière de nos capacités et un investissement continu dans la recherche et le développement.

Le développement du thermolaquage au Maroc n’a pas seulement été une réussite technique, il a aussi permis d’installer de nouveaux standards de performance et de rentabilité. Quels changements concrets avez-vous observés chez vos clients grâce à cette technologie ?

En adoptant la technologie du thermolaquage pour le revêtement des métaux, les industriels marocains se distinguent aujourd’hui par l’utilisation d’un produit écologique par excellence, exempt de composés organiques volatils (COV) et de métaux lourds.

Ce procédé est recyclable, non inflammable, et répond aux exigences de tous les marchés mondiaux en matière de résistance mécanique, chimique et de durabilité, avec des certifications reconnues à l’international.

Grâce à cela, nos clients ont désormais accès à des projets au même titre que leurs compétiteurs occidentaux, que ce soit pour la sous-traitance ou la réalisation directe.

L’ouverture du Maroc aux accords de libre-échange a bouleversé la donne. Comment Poudrox fait-elle face à la concurrence étrangère ?

Il est clair que, tant que le marché marocain restait réduit en termes d’utilisation, il ne présentait pas un grand intérêt pour les fabricants étrangers.

Mais aujourd’hui, avec le développement du marché et la multiplication des accords de libre-échange, nous faisons face à un afflux massif de produits importés, parfois en provenance de pays dont certains ne respectent aucun critère de qualité.

C’est d’ailleurs pour cette raison que le Maroc a mis en place une norme de contrôle obligatoire, censée protéger les utilisateurs et garantir la qualité pour le consommateur final, même si son application reste encore perfectible. Pour notre part, notre force repose sur la qualité de nos produits, la proximité avec nos clients et notre écoute permanente.

Poudrox a assumé depuis des années le rôle d’initiateur et de formateur auprès de ses clients. Pensez-vous que cette dimension de transfert de savoir-faire reste aujourd’hui un avantage compétitif face aux importations étrangères ?

Effectivement, le transfert de savoir-faire et la qualité des produits constituent un atout majeur pour les entreprises structurées, qui doivent répondre à des exigences techniques strictes.

Cependant, sur le marché, il existe toujours une demande pour les produits à bas prix et de moindre qualité, souvent sans aucune garantie de continuité.

C’est là que l’État a un rôle essentiel à jouer, en protégeant les marchés locaux et les consommateurs, tout en favorisant la production nationale.

Au regard des enjeux actuels et de la Vision 2030 pour le pays, comment voyez-vous l’avenir de Poudrox Industries au Maroc ?

Poudrox restera fidèle à ses valeurs fondamentales : sécurité, protection de l’environnement, qualité et accompagnement sur mesure des clients selon les besoins des projets.

En 2026, une grande partie des objectifs de la Vision 2030 sera déjà en voie d’achèvement, mais il sera essentiel de réfléchir à la dynamique industrielle et infrastructurelle post-2030. Le projet atlantique, avec ses composantes portuaires, routières et logistiques, représente à lui seul un levier majeur d’expansion vers les marchés africains et une véritable bouffée d’oxygène pour le secteur du transport.

Dans cette perspective, Poudrox Industries continuera d’accompagner cette dynamique tout en maintenant une veille technologique pour rester conforme aux standards internationaux du domaine.

Madaëf L’art de conjuguer modernité internationale et identité marocaine pour un tourisme durable et inclusif

À travers une vision intégrée et une expertise qui couvre toute la chaîne de valeur, Madaëf érige le patrimoine naturel et culturel marocain en levier stratégique pour positionner le Maroc comme une destination distinctive. Entre innovation enracinée, implication des communautés locales, respect des écosystèmes et recherche d’excellence internationale, l’opérateur démontre que développement touristique rime avec durabilité, inclusion et création de valeur partagée.

Comment  Madaëf  parvient-elle à concilier l’exigence d’un tourisme moderne et international et la valorisation du patrimoine culturel et naturel marocain comme levier distinctif ?

Dans un monde touristique souvent standardisé, la véritable différenciation de Madaëf réside dans sa capacité à valoriser l’authenticité marocaine tout en l’inscrivant dans la modernité. Notre démarche stratégique repose sur une lecture attentive des territoires et des communautés, afin que chaque actif (hôtelier, sportifs, culturel ou de loisirs) devienne un lieu de transmission et de valorisation du patrimoine naturel et culturel.

Cette approche repose sur un équilibre : préserver l’identité locale d’une part, et répondre aux standards internationaux d’autre part. Elle s’exprime par l’association des savoir-faire artisanaux au design contemporain, par l’intégration des paysages naturels dans l’expérience client, et par la transformation des traditions en sources d’innovation et de différenciation.

Cette approche fait du patrimoine un véritable catalyseur de valeur partagée : attractivité renforcée des destinations, expériences immersives et différenciantes pour les voyageurs, retombées économiques et sociales tangibles pour les communautés locales. Elle positionne ainsi Madaëf comme un acteur de référence, capable de concilier excellence internationale et identité marocaine profonde, au service d’une croissance durable et inclusive du tourisme.

Vous revendiquez une expertise intégrale, de la conception à l’exploitation des infrastructures touristiques. Quels sont les atouts de  Madaëf  pour assurer une telle maîtrise de la chaîne de valeur ?

La maîtrise intégrale de la chaîne de valeur par Madaëf repose autant sur l’architecture de ses investissements que sur la richesse de ses expertises métiers et de son capital humain. En tant qu’investisseur et opérateur intégré à travers nos filiales sur des business lines spécifiques, nous couvrons l’ensemble du cycle, de la conception à l’exploitation, avec des compétences internes fortes en asset management, property management, stratégie de développement et ingénierie de projets touristiques complexes.

Nos réalisations, telles que les stations intégrées de Saïdia Mediterrania et Taghazout Bay, illustrent cette capacité à structurer et à piloter des destinations à grande échelle, en alliant aménagement territorial, infrastructures sportives et culturelles, hôtellerie internationale et F&B. Cette maîtrise technique, renforcée par une approche partenariale avec les plus grands opérateurs mondiaux et porteurs de projets nationaux, garantit à la fois pertinence stratégique et excellence opérationnelle.

Mais notre véritable différenciateur réside dans notre capital humain : des équipes pluridisciplinaires mobilisant une expertise pointue sur chacun de nos cœurs de métiers : conception, investissement, exploitation, marketing et gouvernance. Leur rôle est de transformer chaque actif en un levier de valeur durable au service des destinations et des communautés.

Ainsi, Madaëf conjugue expertise métier, profondeur de portefeuille et excellence opérationnelle pour assurer une intégration rare sur le marché et positionner le Maroc comme une destination touristique internationale compétitive et distinctive.

Dans quelle mesure considérez-vous chaque territoire comme un écosystème vivant ? Comment vos projets s’adaptent-ils aux spécificités locales pour garantir une approche durable et respectueuse des destinations ?

Chez Madaëf, chaque territoire est appréhendé comme un écosystème vivant, composé de dimensions économiques, sociales, culturelles et environnementales. Nous ne «posons» pas un projet sur un site, nous cherchons à l’ancrer dans ce tissu complexe, en renforçant ses forces et en valorisant ses spécificités.

Nos projets s’adaptent par une lecture fine des réalités locales : culturelles et patrimoniales, à travers la valorisation des identités locales comme le projet Orienta à Saïdia, un musée à ciel ouvert retraçant l’histoire de la ville et sensibilisant à la préservation du littoral ; économiques et sociales, par l’accompagnement des coopératives locales et porteurs de projets (ex. programme ECO6 avec l’Office du Développement de la Coopération et Dar Moukawil) pour renforcer leurs compétences en gestion et favoriser l’entrepreneuriat dans des régions comme Al Hoceima et Saïdia ; environnementales, par l’intégration de circuits courts dans certains hôtels, comme au Marriott Fès Jnan Palace, où l’équipe produit sa propre huile d’olive à partir des oliviers des jardins de l’hôtel, dans une logique « de la ferme à l’assiette ».

Notre stratégie repose sur l’implication active des acteurs locaux dans des synergies durables, ce qui renforce la résilience et l’attractivité des territoires, tout en favorisant l’inclusion économique et sociale des jeunes et des femmes. Cet ancrage s’accompagne d’une recherche de reconnaissance internationale, comme l’illustre l’entrée de Saïdia Resorts dans le classement Green Destinations Top 100 Stories 2024, saluant ses initiatives responsables en faveur du développement durable.

En résumé, Madaëf s’efforce de faire de chaque destination un organisme vivant: en respectant les ressources naturelles, en mettant en valeur la mémoire des lieux, et en impliquant activement les communautés locales, afin que le développement touristique rime avec durabilité, inclusion et création de valeur partagée.

Vous évoquez une «innovation enracinée», inspirée des traditions marocaines. Pouvez-vous donner des exemples concrets de projets où cette modernité s’exprime, tout en renforçant l’émotion et l’attachement durable des visiteurs ?

Chez Madaëf, nous parlons d’innovation enracinée, car chaque projet allie une modernité assumée et les traditions marocaines, dans le but de créer une véritable émotion durable chez le visiteur. Cette philosophie prend forme par exemple au sein de la Brand Factory, notre incubateur d’expériences, qui développe un portefeuille exclusif de marques déployées autour de cinq univers: gastronomie, bien-être, sport, loisirs et événementiel.

Sanuj, dernier-né, dans un décor maximaliste oriental, est une maison de gastronomie et de culture sensorielle, où chaque plat, chaque texture, chaque lumière raconte un fragment du Maroc intime et éternel. Entre tapas d’auteur et menus de mémoire,  Sanuj  réinterprète l’héritage marocain dans un langage émotionnel : gestes d’artisans, matières patinées, sons oubliés, mise en tourisme de rituels. Plus qu’un restaurant,  Sanuj  est une expérience esthétique et poétique, ancrée dans la nostalgie magnifiée du Maroc, pensée pour une génération cosmopolite, érudite et en quête de beauté, de sens et de mémoire.

Au-delà de l’expérience touristique, comment Madaë veille-t-elle à ce que ses investissements génèrent une véritable valeur partagée, en termes d’opportunités pour les communautés locales, de retombées pour l’économie nationale et de préservation des écosystèmes naturels ?

Madaëf inscrit sa stratégie d’investissement dans une logique de création de valeur partagée, articulée autour de trois dimensions : sociale, économique et environnementale.

Madaëf veille à transformer ses actifs en espaces d’inclusion sociale. Concrètement, cela se traduit par le soutien à l’accès à l’école (ex. don de bicyclettes par Hilton Taghazout Bay pour faciliter la scolarité des élèves), des formations pratiques pour les étudiants en hôtellerie, ou encore des programmes de préparation à l’emploi des jeunes talents. L’inclusion sociale se manifeste également à travers des initiatives comme Take Care au Rabat Marriott, permettant l’insertion professionnelle de personnes en situation de trisomie. Enfin, l’entrepreneuriat local est encouragé grâce aux formations ECO6 menées avec l’Office du Développement de la Coopération et Dar Moukawil, qui renforcent les compétences des coopératives locales et soutiennent la création d’emplois dans le Nord, à Saïdia et à Al Hoceima.

L’action de Madaëf ne se limite pas à la seule exploitation hôtelière : le groupe agit comme catalyseur d’une économie sociale et solidaire, en libérant le potentiel des jeunes et des femmes, et en impliquant activement les acteurs locaux dans des synergies durables. Il valorise également le patrimoine local et la mémoire des lieux, comme à Saïdia avec le projet Orienta, qui transforme la corniche en musée à ciel ouvert, renforçant l’identité du territoire tout en générant une attractivité touristique nouvelle.

Aussi, nous œuvrons dans la préservation des écosystèmes naturels. Madaëf intègre une stratégie environnementale rigoureuse : entretien responsable des parcours golfiques avec engrais organiques, biostimulants et réduction de 25% de l’usage de produits phytosanitaires en un an ; valorisation des déchets verts par compostage et conservation d’espaces naturels pour favoriser la biodiversité et sensibiliser les clients ; optimisation énergétique avec la signature d’un contrat de performance énergétique avec l’INEE pour le Marriott Jnan Palace Fès, afin de réduire durablement la consommation d’énergie.

Madaëf s’assure que chaque investissement ne soit pas seulement une opération économique, mais un levier global de développement : il crée des emplois et de la valeur pour les communautés, il nourrit l’économie nationale par la mise en tourisme du patrimoine, et il protège les écosystèmes pour inscrire le tourisme marocain dans une trajectoire durable.

Red Med Private Equity L’art d’accompagner l’ambition marocaine et d’investir dans l’avenir africain

A travers cet interview, Mohamed Nasset, co-fondateur et Managing Partner de Red Med Private Equity (RMPE), revient sur le rôle central du groupe Red Med Capital dans l’écosystème financier national. Banque d’investissement indépendante, Red Med Capital s’appuie sur une expertise pointue pour accompagner les acteurs économiques marocains et internationaux dans leurs projets de développement et de financement à travers notamment le marché des capitaux.

Pouvez-vous nous présenter le Groupe Red Med Capital, son ADN et la valeur ajoutée qu’il apporte au marché marocain de la finance et de l’investissement ?

Red Med Capital est une banque d’investissement indépendante qui regroupe aujourd’hui des professionnels reconnus de la finance et de l’investissement. Notre ADN repose sur un double ancrage : une connaissance intime de l’écosystème marocain que nous accompagnons depuis plus de vingt ans, et une exigence continue d’excellence en ligne avec les meilleurs standards internationaux afin d’être toujours au diapason des ambitions de nos clients. Le groupe s’articule autour de cinq métiers complémentaires – le conseil financier, l’asset management, le private equity, la société de bourse et l’immobilier– qui nous permettent d’apporter une offre intégrée et à forte valeur ajoutée aux entreprises et aux investisseurs.

Le Private Equity est l’un des cinq métiers du groupe. Pouvez-vous nous en dire plus sur RMPE, son actif sous gestion et la philosophie d’investissement qui guide vos choix ?

Red Med Private Equity est une société de gestion agréée OPCC, qui gère aujourd’hui plus d’un milliard de dirhams d’actifs, à travers deux fonds qui comptent parmi leurs actionnaires des institutionnels de premier rang, et notamment le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement entré au capital du fonds Colombus 1 en Mai 2025. Notre philosophie est simple : accompagner des entreprises marocaines et africaines prometteuses dans leur développement, leur institutionnalisation et leur pérennisation. Nous nous inscrivons dans un horizon long terme, avec une approche partenariale et engagée auprès des entrepreneurs, en structurant nos transactions de manière à adresser les 3 défis actuels de la PME nationale : la transmission générationnelle, l’impératif de compétitivité dans une économie de plus en plus mondialisée et l’anticipation de la mutation en cours des systèmes économiques (IA, défis climatiques et environnementaux, Industrie 4.0…).

Vous avez lancé le fonds Colombus 1. Quelle est la thèse d’investissement qui le sous-tend et en quoi répond-elle aux mutations économiques et sociales du continent africain ?

Colombus 1 est né d’une conviction : l’Afrique connaît une transformation profonde avec l’émergence d’une classe moyenne dont le nombre, le pouvoir d’achat et les habitudes de consommation évoluent rapidement. Notre thèse est de capter cette dynamique en soutenant des PMEs, représentant 97% de notre tissu économique, et actives dans les secteurs directement ou indirectement liés à cette consommation locale – que ce soit l’agroalimentaire, l’industrie, la santé, l’éducation, la distribution ou encore les services. Nous investissons des tickets compris entre 30 et 90 millions de dirhams, en accompagnant les entrepreneurs dans leurs projets de croissance et d’institutionnalisation, avec l’ambition de participer à la construction des champions économiques de demain.

Votre stratégie met un accent particulier sur le soutien et l’institutionnalisation des PMEs marocaines. Quels sont les défis que vous constatez au quotidien et comment RMPE s’y adapte concrètement ?

Le tissu des PMEs marocaines est riche en talents et en ambition, mais il fait face encore à certains challenges structurels. Beaucoup d’entreprises sont à capital familial, sous-capitalisées et manquent parfois de compétitivité face à une concurrence internationale accrue. Notre rôle est précisément d’apporter les ressources financières, mais aussi l’accompagnement stratégique et opérationnel pour les aider à franchir un cap. Cela passe par la mise en place de bonnes pratiques de gouvernance, par le renforcement de leur structure financière et par l’ouverture de nouvelles perspectives de marché.

Dans un contexte de transformations structurelles au Maroc – énergies renouvelables et ses dérivés, digitalisation, infrastructures, couverture médicale généralisée, comment RMPE entend-elle positionner ses participations ?

Nous considérons ces grands chantiers comme des opportunités uniques pour les entreprises marocaines. Notre approche consiste à accompagner les PMEs à s’intégrer dans ces dynamiques et à capter une part significative de la valeur créée au niveau local. Que ce soit dans l’énergie verte, la transition numérique ou les infrastructures, nous voulons être au côté de ces acteurs émergents et contribuer à leur montée en puissance, car la réussite de ces transformations sectorielles ne pourra se faire sans un écosystème de PMEs locales à-même d’accompagner ces transitions.

Les PMEs restent un vecteur d’emplois et un moteur d’inclusion économique. Comment articulez-vous vos interventions avec les enjeux de responsabilité sociale et d’intégration de la jeunesse marocaine ?

Notre conviction est que l’investissement n’a de sens que s’il crée de la valeur partagée. En soutenant les PMEs, nous contribuons directement à la création d’emplois et à l’insertion de la jeunesse marocaine dans le tissu économique. Mais au-delà des chiffres, nous cherchons à bâtir des entreprises qui intègrent des pratiques responsables, respectueuses de leur environnement et de leurs parties prenantes. L’avenir de notre économie repose sur une jeunesse bien formée, impliquée et porteuse de projets.

D’ailleurs, au niveau de RMPE, nos talents sont notre principal actif. Nous veillons à leur épanouissement, à leur montée en compétences le tout dans un cadre motivant et bienveillant. Nous sommes fiers d’avoir obtenu, en avril dernier, la certification Best Places to Work.

Par ailleurs, notre engagement RSE est prioritaire. L’ADN du Groupe est résolument axé vers ces principes et joue son rôle d’entreprise citoyenne.

Enfin, quelles sont vos perspectives de développement pour RMPE à moyen et long terme, et comment voyez-vous l’évolution du Private Equity au Maroc ?

Notre ambition est de consolider notre position de partenaire de référence pour les PMEs marocaines et africaines. Nous souhaitons continuer à lever des fonds adaptés aux besoins de l’économie réelle et à structurer des transactions qui font sens pour les entrepreneurs comme pour les investisseurs. Le private equity au Maroc connaît une montée en puissance remarquable, tout en disposant d’un potentiel de développement extrêmement significatif. Nous croyons qu’il jouera un rôle de catalyseur dans le financement de la croissance, la modernisation des entreprises et la création d’emplois. Et Red Med Private Equity compte être au cœur de cette dynamique.

Al Barid Bank 15 ans d’inclusion, d’innovation et de proximité citoyenne

Depuis le 8 juin 2010, Al Barid Bank incarne une promesse claire : rendre la banque utile, simple et accessible, partout au Maroc. Quinze ans plus tard, la mission reste intacte mais l’impact s’est amplifié : mailler le territoire, accompagner les usages digitaux, et favoriser une économie plus inclusive au service du quotidien des Marocaines et des Marocains.

Un réseau qui change la donne

La force d’Al Barid Bank s’enracine dans un maillage national sans équivalent. Avec plus de 2.000 points de contact et l’un des plus grands parcs de GAB, la banque dispose aujourd’hui du deuxième plus vaste réseau d’agences du Royaume. Cette présence, essentiellement en zone rurale et périurbaine, permet de servir plus de 8 millions de clients et de rendre l’expérience bancaire concrètement proche, où tout devient plus simple et immédiat.

Au-delà des chiffres, une conviction : l’accès aux services financiers est un levier de dignité économique et de développement local dans toutes les régions du Royaume. La banque s’installe au plus près des Marocains, y compris dans les villages les plus reculés et zones isolées, pour ancrer une relation bancaire qui dure parce que l’inclusion financière concerne tout le monde, sans distinction de lieu ou de situation. Al Barid Bank a dans ce sens été la première banque à ouvrir une agence à Guergarate en 2023, s’inscrivant pleinement dans la dynamique de développement des provinces du Sud du Royaume, prônée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.

Nouveaux horizons : jeunesse & pros/TPE

Al Barid Bank ouvre de nouveaux horizons et structure son positionnement autour de deux priorités complémentaires : la jeunesse — via EZY — et les professionnels & TPE, à la suite de l’extension de son agrément par Bank Al-Maghrib.

En effet, avec EZY, la banque s’adresse aux digital natives : ouverture de compte à distance, carte internationale, application intuitive et univers promotionnel pensés pour ancrer des usages bancaires simples et durables dès les premiers besoins financiers. EZY, c’est l’entrée dans la relation bancaire par le confort du mobile, avec des repères clairs et des fonctionnalités utiles.

Pour les professionnels & TPE, Al Barid Bank adopte une posture de partenaire de proximité : faciliter l’entrée en relation, rendre la banque accessible au quotidien, sécuriser les flux essentiels et proposer des parcours de financement adaptés à chaque étape de développement. C’est dans cet esprit que la Banque a noué des partenariats stratégiques pour accompagner la dynamique de développement national et de promotion de la très petite entreprise à travers une démarche d’inclusion et d’accompagnement financier et non financier dans le sillage de sa mission citoyenne et de proximité.

L’innovation… utile avant tout

Précurseur de la digitalisation bancaire, Al Barid Bank a fait de l’innovation un instrument de simplicité et de confiance.

Rappelons que la Banque a été la première à lancer son application mobile «Barid Bank Mobile» et ce dès 2014, offrant des services digitaux accessibles, sécurisés et fluides destinés à rapprocher les services bancaires de tous grâce à l’autonomie offerte par ces solutions : consulter, payer, transférer… sans friction inutile. Ce sont aujourd’hui plus de 3 millions de clients qui utilisent Barid Bank Mobile.

Al Barid Bank a par ailleurs, en sa qualité d’émetteur et d’acquéreur monétique, contribué activement à la digitalisation des paiements, grâce à ses solutions d’acquisition monétique qui facilitent le quotidien, tout en renforçant les standards de sécurité et de traçabilité.

Cette dynamique s’étend aux acteurs économiques avec Barid Payment, un dispositif d’acquisition commerçant complet qui couvre le paiement en magasin (TPE), en ligne (e-commerce) et sur smartphone (SoftPOS). L’objectif est de fluidifier l’encaissement, de soutenir la trésorerie et de permettre aux commerces, artisans, professions libérales et associations de digitaliser leur activité avec fiabilité.

En effet, quand l’encaissement s’améliore, l’entreprise respire : moins de friction, plus de conversion, des parcours d’achat plus sereins. À terme, c’est tout un tissu économique local qui en sort plus résilient.

Transparence et pédagogie

financière

La banque déploie des actions d’information et de formation ciblées — femmes rurales, artisans, entrepreneuses, jeunes — pour renforcer la maîtrise des fondamentaux budgétaires et bancaires. Ateliers de sensibilisation, modules pratiques et supports multicanaux donnent les bons repères (gestion de budget, épargne, crédit, moyens de paiement…) afin d’utiliser les services financiers en confiance et tirer pleinement parti des dispositifs économiques et bancaires.

Quinze ans de valeurs constantes, un cap résolument tourné vers l’avenir

Proximité, modernité, inclusion, citoyenneté : ces valeurs structurent l’action d’Al Barid Bank depuis quinze ans. Sa signature — «Pour tous les Marocains» — dit l’essentiel : une banque utile et accessible, en phase avec les besoins du pays. Forte de ce socle, la banque avance avec ambition : élargir encore l’accès aux services financiers, accélérer la transformation digitale, et proposer à chaque profil — particulier, jeune, professionnel, entrepreneur — une expérience simple, sécurisée et à forte valeur ajoutée.

La passion de gagner est notre moteur

En deux décennies, H&S Invest Holding s’est imposé comme l’un des plus grands groupes privés marocains, un acteur de référence structuré autour de ce que son président-directeur général, Moncef Belkhayat, appelle « l’économie de la vie ». Cette vision globale englobe l’alimentation, la santé, la logistique, les médias, le e-commerce, l’immobilier et le retail. Aujourd’hui, avec un chiffre d’affaires consolidé de 6,7 milliards de dirhams, 5 500 collaborateurs et une présence dans dix pays, le groupe illustre la réussite d’un modèle marocain fondé sur la croissance organique, l’innovation et une stratégie d’acquisition ambitieuse. Dans cet entretien, Moncef Belkhayat revient sur la dynamique du groupe, le développement de ses pôles industriels, médicaux et commerciaux, et les ambitions internationales qui dessinent la prochaine étape de l’aventure H&S.

 

Cette année, plusieurs filiales de H&S Invest Holding rejoignent le classement des 500 plus grandes entreprises marocaines aux côtés de Dislog Group. Comment interprétez-vous cette percée et qu’est-ce qu’elle révèle de la dynamique du groupe ?

Effectivement, plusieurs filiales de H&S Group intègrent cette année le classement des 500 grâce à une belle croissance organique et à notre dynamique d’acquisition. En vingt ans, nous sommes parvenus à structurer notre groupe autour de six métiers complémentaires, tous liés à l’économie de la vie, et qui créent des synergies fortes ainsi que de la valeur pour l’ensemble de nos activités. Nous couvrons aujourd’hui des secteurs variés : l’industrie et la distribution avec Dislog Group, qui opère dans l’alimentation, l’hygiène et les solutions de santé ; la logistique, du freight forwarding au transport et à l’entreposage, avec Buildings Logistics & Services ; les médias et le brand content avec WB Group ; la construction et l’immobilier avec Kaya Immobilier ; le e-commerce et les transactions financières avec Chari ; et enfin le retail, avec des enseignes comme Mr Bricolage, Venezia Ice, Franprix et Monoprix.

Sur les trois dernières années, nous avons mené une profonde transformation industrielle et réussi plusieurs opérations de croissance externe dans des secteurs stratégiques comme la logistique, les dispositifs médicaux et le retail. Résultat : H&S Group consolide cette année un chiffre d’affaires de 6,7 milliards de dirhams et compte 5.500 collaborateurs dans dix pays. Notre secret réside dans la qualité de notre management et dans la culture d’entreprise que nous avons su bâtir, une culture où la passion de gagner est véritablement notre moteur.

Vous venez de structurer un pôle Dislog Dispositifs Médicaux autour de Megaflex, Eramedic, Farmalac et Afrobiomedic. Quelle est votre ambition pour ce nouveau segment et comment comptez-vous vous positionner face aux acteurs déjà établis du secteur ?

Le build-up de Dislog Medical Device s’est construit en moins de six mois autour de l’intégration de cinq entreprises opérant dans le domaine des dispositifs médicaux, couvrant douze aires thérapeutiques différentes. Nous avons eu la chance d’être accompagnés par des actionnaires institutionnels de renom tels que Mediterranea Capital et CDG Growth, ainsi que par les actionnaires fondateurs des sociétés que je tiens à remercier pour leur confiance. Cette opération nous permet de constituer un acteur marocain intégré et ambitieux, capable de se hisser aux standards internationaux et de contribuer à renforcer la souveraineté sanitaire du Royaume.

Avec H&S Retail, vous avez multiplié les acquisitions et ouvertures récentes – Venezia Ice, Mr. Bricolage, Franprix et Monoprix. Quelle est la stratégie derrière cette diversification et quel rôle ce pôle est-il appelé à jouer dans l’équilibre global du groupe ?

Le pôle retail est en pleine construction et incarne l’une des plus belles dynamiques du groupe. Nous lancerons au deuxième trimestre 2026 nos premiers magasins Franprix et Monoprix à Casablanca, avec pour ambition de proposer une offre de proximité répondant à la logique du « one stop shop », où le client peut trouver tout ce dont il a besoin au même endroit. Nous avons conçu un concept de retail multi-métiers combinant restauration avec Venezia, bricolage avec Mr Bricolage, beauté avec BeautyForYou, et distribution urbaine avec Franprix et Monoprix. Ce pôle réalise déjà 500 millions de dirhams de chiffre d’affaires et vise à atteindre 10 milliards d’ici 2032, à travers un réseau de 500 magasins diversifiés répartis sur l’ensemble du territoire marocain. C’est une aventure qui conjugue croissance, innovation et proximité client.

Votre portefeuille couvre désormais la santé, la distribution, la logistique et les services. Quelle est la vision directrice qui relie ces activités et qui guide vos choix d’expansion ?

Depuis nos débuts, nous avons orienté notre développement vers les métiers de l’économie de la vie, à savoir l’alimentation, l’hygiène et les solutions de santé. Progressivement, nous avons élargi notre périmètre à des métiers connexes créant des passerelles et des synergies, comme la logistique, le transport ou encore le brand building. Cette approche intégrée nous permet aujourd’hui d’offrir à nos clients une proposition de valeur complète, avec une offre globale et cohérente répondant à leurs besoins sur toute la chaîne, de la production à la distribution. Notre ambition est claire : construire un groupe marocain multi-métiers, capable de rivaliser avec les plus grands acteurs régionaux tout en restant ancré dans les réalités locales.

Enfin, après cette forte croissance au Maroc, envisagez-vous une extension régionale ou internationale, et si oui, sur quels marchés pensez-vous concentrer vos efforts ?

Nous avons déjà amorcé notre expansion internationale avec la création de Dislog Europe, une entité qui regroupe nos filiales Chef Sam en Espagne, Taste en France et Food Pickers en Belgique. Basé à Barcelone, ce pôle européen réalise 120 millions d’euros de chiffre d’affaires, compte 160 collaborateurs et dessert 32 clients européens centraux ainsi que 12 000 détaillants indépendants. Notre objectif est de poursuivre cette trajectoire en Europe à travers de nouvelles acquisitions ciblées, dans les secteurs de l’alimentaire et des solutions de santé. Cette croissance internationale s’inscrit dans notre stratégie à long terme et constituera un pilier essentiel de notre equity story en vue des cinq introductions en Bourse que nous visons d’ici 2030 .

Le Maroc est plus qu’une base de nearshoring, c’est un hub global

Dans un contexte mondial où l’outsourcing se réinvente sous l’effet des mutations réglementaires et technologiques, Concentrix confirme sa position d’acteur pionnier au Maroc en conjuguant innovation, capital humain et excellence opérationnelle. Anticipant les transformations du marché, le groupe a su dépasser le modèle traditionnel du BPO pour devenir un partenaire global d’externalisation à forte valeur ajoutée, intégrant conseil, data, IA et expérience client augmentée. Porté par la vision de Redouane Mabchour, Concentrix mise sur la puissance de son hub marocain riche de talents multilingues et connecté aux standards internationaux pour accompagner la digitalisation accélérée du pays, nourrir son écosystème d’innovation et rayonner bien au-delà de ses frontières.

Le secteur de l’outsourcing est en pleine mutation, notamment sous l’effet des nouvelles régulations françaises sur la télévente. Comment Concentrix adapte-t-il son modèle pour continuer à créer de la valeur et garantir une expérience client de qualité ?

La nouvelle loi française sur le démarchage téléphonique constitue un tournant pour notre secteur.  Elle va mécaniquement réduire les volumes de télévente de primo-appelants, mais elle ne signe pas la fin de l’activité : elle accélère au contraire une évolution vers plus de qualité, de transparence et de conformité.

Nous avions parfaitement anticipé cette mutation, et elle s’inscrit dans notre stratégie de transformation. Concentrix n’est plus uniquement un acteur de l’offshoring traditionnel ; nous nous positionnons aujourd’hui comme un partenaire global d’externalisation de services diversifiés : conseil, intégrateurs de solutions, inbound premium, care, fidélisation, support technique, digital CX…

L’impact de la baisse des volumes sera mineur, car nous avons déjà engagé cette montée en gamme, avec des solutions à plus forte valeur ajoutée. Et surtout, nous travaillons main dans la main avec nos clients pour les aider à se transformer eux-mêmes et prendre ainsi le virage ensemble. En intégrant des outils comme iX Hero, notre workspace augmenté qui combine IA, automatisation et coaching en temps réel pour offrir une expérience plus fluide, responsable et conforme.

Le Maroc bénéficie aujourd’hui d’une forte dynamique de nearshoring, soutenue par sa proximité avec l’Europe et son vivier de talents. En quoi ce contexte constitue-t-il un atout pour Concentrix et pour vos clients internationaux ?

La proximité avec l’Europe reste évidemment un atout majeur, mais notre vision va bien au-delà. Grâce à la richesse linguistique de nos équipes, nous opérons aujourd’hui en huit langues différentes. Nous servons non seulement l’Europe, mais aussi de plus en plus de marchés mondiaux.

C’est cette diversité linguistique et culturelle qui fait du Maroc une plateforme internationale de choix pour Concentrix. La proximité géographique avec l’Europe nous permet de répondre aux besoins de nos clients historiques, mais l’intégration au sein de Concentrix a considérablement accéléré les choses : elle nous a donné accès à de nouveaux marchés et ouvert les portes de pays que nous ne servions pas auparavant.

Aujourd’hui, le Maroc est plus qu’une base de nearshoring : c’est un hub global, capable d’offrir à nos clients une couverture internationale, tout en s’appuyant sur des talents jeunes, qualifiés et connectés aux standards mondiaux.

L’intelligence artificielle générative et l’automatisation redéfinissent le BPO traditionnel. Comment concrètement, Concentrix intègre-t-il ces technologies pour proposer un service client “augmenté” et différenciant ?

Nous avons fait le choix de bâtir notre stratégie autour “d’IX Hero” : notre boite à IA interne. Ce n’est pas une simple intégration d’IA, mais une refonte de la manière dont les conseillers travaillent.

Avec iX Hero, chaque interaction est enrichie : transcription en temps réel, résumés automatiques, suggestions contextualisées, assistance au respect du cadre réglementaire, outils de coaching et de supervision intégrés. De nouvelles fonctionnalités sont en cours de développement et   viendront  encore renforcer la qualité des échanges.

Le résultat est clair : l’humain reste au cœur, mais il est amplifié par la technologie. Nos game-changers  se concentrent sur l’essentiel :  empathie, conseil, fidélisation pendant qu’iX Hero fluidifie et sécurise l’interaction mais analyse et nous poussent à nous améliorer de jour en jour . C’est cette combinaison qui nous permet de répondre aux exigences d’aujourd’hui et d’anticiper celles de demain.

Le calendrier des grands événements, comme le GITEX Africa 2026 ou la préparation de la Coupe du Monde 2030, accentue la transformation digitale et sectorielle du pays. Quel rôle Concentrix entend-il jouer dans ce nouvel écosystème marocain ?

Ces événements sont des accélérateurs puissants de transformation. Ils vont renforcer les besoins en services digitaux, en innovation, en expérience client haut de gamme ou bien l’expérience/ parcours citoyen ou visiteur dans sa globalité. .

Concentrix veut être au cœur de cette dynamique : via nos 2 TekLab : de véritables espaces de création et d’innovation dont le dernier a été inauguré en marge du GITEX 25 à  Marrakech, nous travaillons avec des start-ups locales, des grandes écoles et universités, et nos clients internationaux pour co-développer des solutions concrètes en IA, data et CX afin d’être prêts à accompagner nos clients locaux dans l’excellence du parcours visiteurs et citoyens lors de la CAN déjà avant même la coupe du monde…

Nous ne voulons pas simplement accompagner le Maroc dans cette mutation : nous voulons contribuer à bâtir l’écosystème, en exportant des solutions nées ici vers d’autres marchés. C’est aussi ça, la force d’un hub : transformer localement et rayonner globalement. Beaucoup de beaux projets sont en cours chez nous et nous serons ravis de les partager très bientôt sur le marché… RDV au Gitex 2026 : même endroit, même dynamique mais encore plus de nouveautés seront au programme.

Quelles initiatives concrètes avez-vous mises en place pour renforcer l’employabilité et favoriser l’intrapreneuriat au sein de vos équipes au Maroc ?

Si le Maroc est un hub, c’est avant tout grâce à son capital humain. Nous avons donc fait de l’employabilité et de l’innovation interne des priorités.

D’un côté, nous investissons massivement dans des parcours de formation via notre concentrix univertsity , une entité dédiée ,à part entière, pour la formation (digital, data, relation client avancée, soft skills, langues….) pour que nos collaborateurs développent de nouvelles compétences et évoluent dans leurs carrières. Nous nous arrêtons pas là , nous avons récemment  lancé   “différentes factorys” en partenariat avec les institutions de langues afin de monter encore plus en compétences linguistique dès l’intégration via un parcours personnalisé et soutenu avant la prise de poste effective.

De l’autre, nous avons créé un cadre d’intrapreneuriat avec notre TekLab  en organisant des Hackatons internes où chaque collaborateur  peut proposer une idée, la prototyper, la tester et parfois l’industrialiser. C’est une manière d’impliquer nos talents dans l’innovation, mais aussi de leur montrer qu’ils sont au cœur de la transformation que nous menons avec nos clients.

Concentrix se positionne comme un partenaire stratégique pour de grands donneurs d’ordre internationaux. Quels sont, selon vous, les facteurs qui font aujourd’hui du Maroc une destination incontournable pour l’outsourcing nouvelle génération ?

Le Maroc coche toutes les cases : compétences, compétitivité, connectivité et est incontestablement en pleine accélération. Avec des talents jeunes, polyglottes et formés aux technologies émergentes, avec des infrastructures digitales robustes, et avec des partenaires comme Concentrix qui déploient des solutions innovantes telles que iX Hero, le pays n’est plus seulement une destination d’externalisation : il devient une plateforme de transformation comme je l’ai mentionné plus tôt.

Nos clients trouvent ici non seulement de la performance et des coûts maîtrisés, mais aussi un partenaire stratégique capable de les accompagner dans leur propre évolution. C’est cette dimension humaine, technologique et collaborative  qui fait du Maroc une destination incontournable pour l’outsourcing technologique  nouvelle génération. Et c’est cette ambition que nous portons chaque jour chez Concentrix.

CIMR Une institution solide au service de ses adhérents

La Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraites (CIMR) continue de s’imposer comme un acteur central de la prévoyance retraite au Maroc. Ses résultats financiers, sa gouvernance renforcée et ses innovations au service de ses bénéficiaires traduisent une conviction : la retraite est avant tout une promesse de sécurité et de sérénité. Son président, Hassan Boulaknadal, nous éclaire sur les temps forts de 2024-2025 et sur les ambitions à venir.

La CIMR a publié de très bons résultats en 2024. Que doivent en retenir vos adhérents et affiliés ?

Ces résultats confirment d’abord la solidité de notre modèle. Ils traduisent notre capacité à assurer, dans la durée, le versement des retraites à l’ensemble de nos allocataires. Mais au-delà de la performance financière, c’est surtout un message de stabilité et de confiance que nous souhaitons transmettre. Confiance pour nos adhérents – entreprises comme indépendants – qui nous délèguent un enjeu fondamental : leur sécurité future et celle de leurs collaborateurs. Et confiance pour nos retraités, qui attendent de la CIMR une gestion rigoureuse, responsable, et tournée vers l’avenir. La retraite, ce n’est pas seulement un revenu : c’est une garantie de dignité, de continuité de vie, parfois même la seule source de sécurité d’un foyer. C’est cette mission que nous portons avec engagement.

Le bilan actuariel confirme la pérennité du régime. Comment rassurer encore davantage vos bénéficiaires ?

Un régime de retraite repose avant tout sur une vision à long terme. C’est précisément ce que confirme notre dernier bilan actuariel : la trajectoire du régime est saine, maîtrisée et durable.

Pour nos affiliés, cela signifie que les efforts qu’ils consentent aujourd’hui sont investis avec rigueur, dans l’objectif de leur garantir demain une retraite stable et sécurisée. Pour nos pensionnés, c’est la confirmation que leurs droits sont préservés. Ce lien de confiance entre une institution et ses bénéficiaires est la clé de voûte de tout système de retraite. Et c’est ce lien que nous cultivons au quotidien, à travers une gestion prudente et une gouvernance exigeante.

Vous avez lancé une réorganisation majeure en 2025. Quelle en est la logique profonde ?

Cette transformation structurelle est née d’une conviction simple : pour mieux servir, il faut d’abord mieux écouter. Nous avons donc recentré notre organisation autour des besoins réels de nos adhérents, de nos affiliés et de nos retraités.

Concrètement, cela s’est traduit par une meilleure coordination interne, une gouvernance plus resserrée et des pôles d’expertise plus lisibles. L’objectif est de rendre la CIMR plus agile, plus réactive, et pleinement en phase avec les évolutions du monde du travail, les réformes sociales et les avancées financières et technologiques. Cette réorganisation est un levier, pas une finalité. Elle vise à renforcer notre efficacité, notre disponibilité et notre proximité.

Vous avez obtenu le label RSE et plusieurs certifications. Que disent-elles de la CIMR ?

Ce processus de certification s’inscrit dans une logique d’évaluation régulière de nos processus et de nos engagements. C’est un témoignage de notre volonté d’aller au-delà de notre mission de base. Être performant, c’est essentiel. Être responsable, c’est indispensable. Le label RSE vient saluer une démarche globale, fondée sur l’éthique, la transparence, l’inclusion et le respect de l’environnement.

Nos certifications attestent aussi de la robustesse de nos processus internes, de la qualité de notre contrôle et de la priorité que nous accordons à la protection des données de nos affiliés. Ces distinctions ne sont pas une fin en soi, mais une reconnaissance du travail collectif de nos équipes, mobilisées autour d’un projet commun : faire de la CIMR une institution exemplaire.

Plusieurs mesures ont été prises pour faciliter la vie des allocataires. Quelles sont les plus marquantes ?

Nous avons engagé une série d’actions concrètes pour alléger les démarches des retraités et leur offrir plus de confort. Par exemple, certaines formalités ont été simplifiées grâce à des outils d’échange avec les administrations publiques, permettant d’automatiser des vérifications autrefois manuelles.

Nous avons également renforcé notre accompagnement via des services numériques accessibles, comme la prise de rendez-vous en ligne. Derrière chaque amélioration, il y a une idée simple : la technologie doit être un vecteur de lien et de service, pas un obstacle. C’est dans cet esprit que nous faisons évoluer nos pratiques.

Quelles sont les grandes priorités de la CIMR pour les prochaines années ?

Nous voulons continuer à construire une institution moderne, responsable et proche de ses parties prenantes. Cela passe par une amélioration continue de notre gouvernance, une accélération de notre transformation digitale, un engagement renforcé en faveur du développement durable, et un dialogue constant avec nos adhérents et allocataires.

Notre mission ne change pas : assurer un avenir serein à ceux qui nous font confiance. Mais pour y parvenir, nous devons rester en mouvement, à l’écoute des évolutions de notre société, et fidèles à nos valeurs de rigueur, d’équité et de solidarité.

Atlantic Dredging Maroc S.A.: une trajectoire ascendante dans l’économie maritime nationale

Dans l’univers discret mais essentiel des infrastructures portuaires et maritimes, Atlantic Dredging Maroc S.A. s’impose depuis 2010 comme un acteur de référence. En un peu plus d’une décennie, la société a su consolider sa présence, diversifier ses expertises et inscrire son nom dans la durée au sein du tissu économique national. Explications.

Le dragage et les travaux maritimes constituent un maillon indispensable à l’économie moderne. Préserver les écosystèmes côtiers, garantir l’accès des navires aux ports,en maintenant la profondeur des chenaux et surtout moderniser les infrastructures portuaires afin de rester en phase avec la course au gigantisme à laquelle se livrent les armateurs du monde entier : autant de missions qui conditionnent la fluidité des échanges commerciaux et la compétitivité du Maroc en tant que hub régional.

C’est dans ce secteur à la fois technique et vital qu’Atlantic Dredging Maroc S.A. a trouvé sa vocation, en développant une expertise reconnue, portée par des ingénieurs et des équipes entièrement formées aux standards internationaux.

En effet, dès ses premières années, la société s’est illustrée par des réalisations marquantes, à commencer en 2011 par la réhabilitation de la lagune de Oualidia, un projet à forte valeur sociale, environnementale et économique. Ensuite et dès 2014, l’entreprise s’est illustrée dans plusieurs phases du méga-projet Wissal qui va transformer le visage du port de Casablanca. Depuis,  Atlantic Dredging Maroc S.A. n’a cessé d’élargir son champ d’intervention, multipliant les chantiers portuaires et côtiers à travers le Royaume, tout en respectant les exigences environnementales et de sécurité. Ce développement se reflète également dans ses indicateurs financiers. Créée avec un capital initial de 10 millions de dirhams, l’entreprise a porté progressivement ce capital à 47 millions de dirhams en 2018.  Une trajectoire qui témoigne d’une gestion saine et d’une vision claire à long terme.

Un classement qui consacre
l’expertise

Au-delà des résultats financiers, la meilleure preuve de la constance d’Atlantic Dredging Maroc S.A. réside dans son intégration depuis 2015 au classement des 500 plus grandes entreprises marocaines. Non seulement l’entreprise y figure chaque année, mais sa place n’a cessé de croître, marquant une progression continue. Cette présence durable confirme la solidité du modèle et la crédibilité de la société dans un secteur exigeant. Si son ancrage principal reste le Maroc, la majorité des cadres et du personnel d’Atlantic Dredging Maroc S.A. a également démontré sa capacité à s’exporter, en participant à des projets d’envergure en Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal. Ces expériences internationales viennent renforcer sa réputation et offrir au pays une vitrine supplémentaire de son savoir-faire technique.

En contribuant directement au développement des infrastructures maritimes, Atlantic Dredging Maroc S.A. participe à ce qu’on appelle désormais l’économie bleue : un secteur en plein essor, où se croisent enjeux sociaux, commerciaux, environnementaux et logistiques. Sa régularité, sa maîtrise technique et son ancrage dans la durée font de l’entreprise un exemple de stabilité dans un univers souvent marqué par la complexité des projets.