À l’aube de grands rendez-vous stratégiques, notamment la Coupe du monde 2030, l’Agence Nationale des Ports (ANP) se trouve à un tournant de son histoire. Entre réforme institutionnelle, transition énergétique, intégration urbaine et renforcement de la souveraineté logistique du Maroc, Mustapha Fares, Directeur Général de l’ANP, revient sur les chantiers en cours. Dans cette interview, il dévoile les contours d’une vision ambitieuse : faire des ports marocains des plateformes intelligentes, durables et pleinement intégrées à leur écosystème territorial et national.
La réforme des EEP s’impose comme un cap stratégique pour plusieurs institutions. Comment l’ANP aborde-t-elle cette transformation institutionnelle ?
La réforme des Établissements et Entreprises Publics (EEP), instituée par la loi-cadre N°50-21, constitue une étape majeure dans la refonte de la gouvernance publique. L’Agence Nationale des Ports (ANP) en tant qu’acteur clé de l’écosystème portuaire et à l’interface de multiples secteurs économiques, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, sous l’impulsion de l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’État et de Suivi des Performances des Établissements et Entreprises Publics (ANGSPE), en mettant en œuvre une approche structurée, alignée sur les grandes orientations nationales du Royaume. Cette réforme représente une véritable opportunité de transformation pour l’Agence, lui permettant de renforcer son agilité, son efficacité et sa soutenabilité économique, tout en s’adaptant aux exigences du nouveau cadre institutionnel. Dans ce prolongement, la publication du décret n° 2-24-1090 du 19 décembre 2024 entérinant officiellement la Politique Actionnariale de l’État (PAE) vient consolider cette dynamique. Ce référentiel stratégique s’inscrit dans la continuité de la réforme susmentionnée, et vise à renforcer la gouvernance, la transparence et la performance des EEP à participation étatique. Il érige des standards élevés en matière de pilotage stratégique, de contrôle interne, de maîtrise des risques et d’efficience opérationnelle, tout en promouvant une culture de performance, de responsabilité sociétale et d’optimisation de la gestion financière. Dans ce cadre, l’ANP est appelée à finaliser sa transformation en Société Anonyme (SA) avant juillet 2026.
Cette transformation dépasse le simple changement de statut et marque un tournant stratégique pour l’ANP. Elle traduit une évolution profonde vers un modèle de gouvernance aligné sur la Politique Actionnariale de l’État, constituant ainsi un levier clé pour renforcer la compétitivité de l’Agence et répondre de manière proactive aux nouvelles attentes. Ce modèle repose sur une gestion performante, un capital humain mobilisé et une culture de l’excellence, autant de fondements essentiels pour consolider la confiance des parties prenantes et garantir la pérennité des actions engagées. Sur le plan financier, la PAE encourage la rentabilité, l’optimisation des ressources, la diversification des sources de financement – y compris à l’international – et une plus grande soutenabilité budgétaire. Dans ce contexte de transformation structurelle, l’ANP se positionne comme un acteur stratégique de la souveraineté économique et logistique du Royaume. Son rôle dépasse ainsi les seules fonctions de régulation et d’exploitation portuaires, pour embrasser des missions à forte valeur ajoutée dans la consolidation des capacités nationales, la projection du Maroc à l’international, et la sécurisation des flux commerciaux.
Dans le prolongement de cette réforme, la question de la souveraineté logistique soulevée prend tout son sens, notamment à la lumière de l’Initiative Royale pour l’Atlantique,. Comment l’ANP contribue-t-elle concrètement à renforcer cette souveraineté, en particulier sur ce versant portuaire stratégique ?
En effet, la question de la souveraineté logistique s’impose aujourd’hui comme un levier fondamental au service de la résilience, de l’indépendance économique et de la projection stratégique du Royaume dans un environnement international en constante recomposition. Cette exigence trouve une résonance particulière à la lumière de l’Initiative Royale pour l’Atlantique, portée avec hauteur de vue et ambition par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste. Véritable vision géostratégique, cette initiative érige la façade atlantique en colonne vertébrale d’un projet intégrateur, solidaire et tourné vers l’avenir. Elle entend faire de cet espace maritime un carrefour d’échanges, de coopération Sud-Sud et d’interconnexion logistique, au service du développement partagé. Elle consacre notamment une orientation forte : renforcer l’intégration économique entre le Maroc et les pays du Sahel, en leur offrant un accès structurant et pérenne à l’Atlantique, condition sine qua non d’un décollage économique inclusif et durable. Dans cette perspective, l’Agence Nationale des Ports, de par son rôle central dans le développement et la gestion des ports du Royaume, s’érige en acteur stratégique de cette ambition nationale. Elle traduit sur le terrain les orientations souveraines en mobilisant ses leviers d’action : planification portuaire, pilotage d’investissements ciblés, coordination avec les écosystèmes logistiques et industriels, et soutien à l’ouverture régionale.
L’action de l’Agence s’inscrit ainsi dans une synergie cohérente avec les référentiels majeurs que sont, entre autres, la Stratégie Portuaire Nationale à l’horizon 2030, le Nouveau Modèle de Développement, la Feuille de Route du Commerce Extérieur 2025, la Stratégie Nationale du Développement Durable, l’Offre Maroc «Hydrogène Vert» et bien entendu, les fondements de l’Initiative Royale pour l’Atlantique. À ce titre, la façade atlantique fait l’objet d’interventions prioritaires visant à améliorer les capacités portuaires, à renforcer l’intermodalité, à fluidifier les chaînes logistiques et à optimiser les connexions avec les zones industrielles. Ces efforts s’inscrivent dans une logique d’efficience économique, de maîtrise des coûts, de durabilité environnementale et d’ancrage territorial.
Parallèlement, l’ANP déploie une diplomatie portuaire proactive, structurée autour de partenariats africains durables, contribuant à positionner le Royaume comme une plateforme logistique de premier plan, ouverte sur son continent, arrimée à ses valeurs, et tournée vers les défis de demain.
Une autre dimension de la souveraineté émerge avec acuité : celle de l’indépendance énergétique et de l’engagement environnemental. Comment l’ANP intègre-t-elle cette composante essentielle dans sa stratégie, notamment à travers l’accompagnement du développement de la filière hydrogène vert ?
Dans le cadre de la charte environnementale nationale et de l’engagement du Maroc en faveur d’un développement durable, l’Agence Nationale des Ports a élaboré, dès 2023, une feuille de route claire et structurée visant à intégrer pleinement la dimension environnementale dans l’ensemble de ses activités. Cette feuille de route de développement durable s’appuie sur quatre axes prioritaires relatifs à l’énergie, l’eau, la préservation de l’environnement ainsi que la résilience climatique des ports. Ces fondements structurent l’engagement environnemental de l’ANP, dans une logique d’exemplarité publique et de durabilité territoriale. Dans le prolongement de cette vision, l’ANP s’engage activement dans le développement de la filière hydrogène vert, qui constitue un tournant stratégique pour la transition énergétique du Royaume. Ce nouvel enjeu implique une adaptation des infrastructures des ports marocains afin de soutenir efficacement cette filière. Suite à la publication de la circulaire de Monsieur le Chef du Gouvernement constituant l’Offre Maroc Hydrogène, l’ANP a été désignée, aux côtés du Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, pour mener les études nécessaires à l’adaptation des infrastructures portuaires à cette filière stratégique. Dans ce cadre, une étude de faisabilité technique a été lancée au port de Tan-Tan, en étroite coordination avec le Ministère de l’Equipement et de l’Eau et MASEN, en vue d’y permettre l’exportation de l’hydrogène vert et de ses dérivés.
En parallèle, l’ANP conduit une stratégie de veille, de prospection et de promotion auprès des investisseurs, afin de positionner les ports marocains comme plateformes compétitives et durables pour accompagner cette révolution énergétique. Les nouveaux projets portuaires structurants, tels que le port de Nador West Med, le port de Dakhla Atlantique, et le futur port de Tan-Tan, joueront un rôle fondamental en tant que piliers logistiques de cette nouvelle filière énergétique nationale, de par leur localisation stratégique, leurs capacités d’accueil et leur vocation industrielle.
L’horizon 2030, porteur d’enjeux stratégiques pour le secteur, le Maroc accueillera le monde. Comment l’ANP se mobilise-t-elle pour accompagner cette ambition nationale et inscrire durablement les ports dans cette dynamique d’excellence ?
La désignation du Royaume du Maroc comme co-organisateur de la Coupe du Monde FIFA 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal, constitue une opportunité historique, aux retombées multiples sur les plans géopolitique, économique, logistique et symbolique. Cet événement planétaire s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation territoriale et de rayonnement international que connaît le Royaume sous l’impulsion éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
Dans cette perspective, les ports marocains sont appelés à jouer un rôle structurant, en tant que portes d’entrée stratégiques du Royaume et vitrines logistiques du savoir-faire national. L’ANP a été formellement intégrée dans le dispositif d’organisation à travers la conclusion d’un FIFA Port Agreement, aux côtés de la FIFA, de la Fédération Royale Marocaine de Football et du Ministère de l’Équipement et de l’Eau. Ce cadre contractuel engage l’Agence à garantir un niveau de conformité rigoureux aux standards techniques, juridiques, opérationnels et événementiels de la FIFA.
Concrètement, plusieurs ports seront sollicités de manière intensive. L’enjeu ne se limite pas à la fluidification des flux ou à l’accueil des délégations et supporters. Il s’agit d’opérer une bascule temporaire vers une logique d’accueil événementiel à grande échelle, dans laquelle l’expérience portuaire traditionnelle est repensée au prisme de «Fan Experience», de la coordination transfrontalière, de l’accessibilité et du branding.
Dans ce cadre, l’ANP a initié une démarche structurée fondée sur un diagnostic approfondi de ses capacités, l’identification des écarts critiques, et le déploiement d’une stratégie opérationnelle intégrée. Cette mobilisation repose sur une gouvernance agile, un pilotage interportuaire optimisé, et une concertation constante avec les parties prenantes logistiques, territoriales et institutionnelles.
Mais au-delà de l’exigence opérationnelle, c’est une occasion unique d’inscrire un héritage portuaire durable. En se préparant à l’un des plus grands événements au monde, l’ANP entend faire de cette échéance non seulement une vitrine du professionnalisme marocain, mais aussi un accélérateur de transformation, un levier d’innovation et un marqueur d’excellence pour l’avenir des ports nationaux.
Atlantic Dredging Maroc S.A.: une trajectoire ascendante dans l’économie maritime nationale
/dans fast company /par adminDans l’univers discret mais essentiel des infrastructures portuaires et maritimes, Atlantic Dredging Maroc S.A. s’impose depuis 2010 comme un acteur de référence. En un peu plus d’une décennie, la société a su consolider sa présence, diversifier ses expertises et inscrire son nom dans la durée au sein du tissu économique national. Explications.
Le dragage et les travaux maritimes constituent un maillon indispensable à l’économie moderne. Préserver les écosystèmes côtiers, garantir l’accès des navires aux ports,en maintenant la profondeur des chenaux et surtout moderniser les infrastructures portuaires afin de rester en phase avec la course au gigantisme à laquelle se livrent les armateurs du monde entier : autant de missions qui conditionnent la fluidité des échanges commerciaux et la compétitivité du Maroc en tant que hub régional.
C’est dans ce secteur à la fois technique et vital qu’Atlantic Dredging Maroc S.A. a trouvé sa vocation, en développant une expertise reconnue, portée par des ingénieurs et des équipes entièrement formées aux standards internationaux.
En effet, dès ses premières années, la société s’est illustrée par des réalisations marquantes, à commencer en 2011 par la réhabilitation de la lagune de Oualidia, un projet à forte valeur sociale, environnementale et économique. Ensuite et dès 2014, l’entreprise s’est illustrée dans plusieurs phases du méga-projet Wissal qui va transformer le visage du port de Casablanca. Depuis, Atlantic Dredging Maroc S.A. n’a cessé d’élargir son champ d’intervention, multipliant les chantiers portuaires et côtiers à travers le Royaume, tout en respectant les exigences environnementales et de sécurité. Ce développement se reflète également dans ses indicateurs financiers. Créée avec un capital initial de 10 millions de dirhams, l’entreprise a porté progressivement ce capital à 47 millions de dirhams en 2018. Une trajectoire qui témoigne d’une gestion saine et d’une vision claire à long terme.
Un classement qui consacre
l’expertise
Au-delà des résultats financiers, la meilleure preuve de la constance d’Atlantic Dredging Maroc S.A. réside dans son intégration depuis 2015 au classement des 500 plus grandes entreprises marocaines. Non seulement l’entreprise y figure chaque année, mais sa place n’a cessé de croître, marquant une progression continue. Cette présence durable confirme la solidité du modèle et la crédibilité de la société dans un secteur exigeant. Si son ancrage principal reste le Maroc, la majorité des cadres et du personnel d’Atlantic Dredging Maroc S.A. a également démontré sa capacité à s’exporter, en participant à des projets d’envergure en Afrique de l’Ouest, notamment au Sénégal. Ces expériences internationales viennent renforcer sa réputation et offrir au pays une vitrine supplémentaire de son savoir-faire technique.
En contribuant directement au développement des infrastructures maritimes, Atlantic Dredging Maroc S.A. participe à ce qu’on appelle désormais l’économie bleue : un secteur en plein essor, où se croisent enjeux sociaux, commerciaux, environnementaux et logistiques. Sa régularité, sa maîtrise technique et son ancrage dans la durée font de l’entreprise un exemple de stabilité dans un univers souvent marqué par la complexité des projets.
L’intérim : un véritable tremplin vers l’emploi durable
/dans fast company /par adminFort de près de trois décennies d’expérience, Best Profil s’impose comme l’un des acteurs majeurs de l’intérim et du recrutement au Maroc. Présente à travers huit agences sur le territoire, l’entreprise combine savoir-faire historique, culture de proximité et transformation digitale pour accompagner l’évolution du marché du travail. Tarik Lamrani, Directeur Général, revient sur les enjeux du secteur, les leviers de différenciation de son groupe et les perspectives de développement.
En quoi l’intérim représente-t-il une réelle opportunité pour les candidats et les entreprises au Maroc ?
L’intérim est un moteur de mobilité et d’inclusion. Les entreprises d’intérim au Maroc sont de véritables employeurs : chez Best Profil, nous gérons environ 15 000 salariés, et le secteur réglementé compte près de 150 000 intérimaires. Ce sont autant de personnes déclarées à la CNSS, couvertes contre les accidents du travail et bénéficiant d’une couverture maladie. L’État en tire aussi profit à travers la TVA, l’IR et les cotisations sociales.
Pour les candidats, c’est une porte d’entrée vers l’emploi. Beaucoup de jeunes sans grande expérience ou qualification trouvent leur première mission via l’intérim. Cela leur permet de capitaliser une expérience, d’enrichir leur CV et de gagner en employabilité. L’intérim est donc un véritable tremplin vers l’emploi durable.
Pour les entreprises, c’est un outil agile et légal pour gérer leurs besoins à court ou moyen terme. Après la crise Covid, les sociétés ont pris conscience de la nécessité d’avoir une flexibilité maîtrisée, notamment dans l’industrie, l’hôtellerie, l’agriculture, ou des activités basées sur des projets ou des marchés. L’intérim répond parfaitement à ce besoin tout en réduisant le recours à l’informel, encore trop présent dans notre économie.
Dans un marché très concurrentiel, comment Best Profil parvient-il à se démarquer ?
Best Profil fait partie des pionniers du secteur au Maroc, avec près de 30 ans d’existence. Notre force, c’est d’avoir su conjuguer expertise historique et transformation digitale. Nous avons investi massivement dans des outils numériques permettant à nos clients de suivre en temps réel l’ensemble de la prestation : bordereaux CNSS, bulletins de paie, suivi RH, tout est transparent et accessible.
Le digital est également un levier d’efficacité pour nos équipes : il garantit une bonne relation avec nos intérimaires et nos clients, fluidifie le traitement des candidatures, la planification et la gestion de la performance.
Au-delà du digital, Best Profil reste une entreprise à taille humaine, agile, avec une moyenne d’âge de 32 ans et une forte parité hommes-femmes. Nous avons hérité d’une culture d’entreprise familiale, instaurée par feu Zahir Lamrani.
Cette culture qui nous permet de rester proches du terrain, assurer une relation de confiance entre nos collaborateurs et nos clients.
Quelles sont les perspectives de développement pour Best Profil?
Nous continuons à renforcer notre cœur de métier, l’intérim, tout en développant deux activités complémentaires et indissociables : le recrutement et la formation. En consolidant ces trois piliers, nous réaffirmons notre engagement à offrir à nos clients des solutions RH complètes, alliant expertise et développement des compétences.
Nous avons créé la Fondation Best Profil, qui accompagne les jeunes dans leur insertion professionnelle. Concrètement, nous formons des candidats sur une période de trois à six semaines, en travaillant à la fois les soft skills et la prévention des accidents du travail.
Enfin, à titre plus institutionnel, nous participons à la création de la Fédération nationale de l’intérim au Maroc. C’est une étape importante pour structurer la profession, défendre un cadre réglementaire clair et promouvoir un modèle d’intérim responsable et créateur de valeur pour le pays.
Ports de demain L’ANP à la manœuvre des réformes et des défis du secteur
/dans fast company /par adminÀ l’aube de grands rendez-vous stratégiques, notamment la Coupe du monde 2030, l’Agence Nationale des Ports (ANP) se trouve à un tournant de son histoire. Entre réforme institutionnelle, transition énergétique, intégration urbaine et renforcement de la souveraineté logistique du Maroc, Mustapha Fares, Directeur Général de l’ANP, revient sur les chantiers en cours. Dans cette interview, il dévoile les contours d’une vision ambitieuse : faire des ports marocains des plateformes intelligentes, durables et pleinement intégrées à leur écosystème territorial et national.
La réforme des EEP s’impose comme un cap stratégique pour plusieurs institutions. Comment l’ANP aborde-t-elle cette transformation institutionnelle ?
La réforme des Établissements et Entreprises Publics (EEP), instituée par la loi-cadre N°50-21, constitue une étape majeure dans la refonte de la gouvernance publique. L’Agence Nationale des Ports (ANP) en tant qu’acteur clé de l’écosystème portuaire et à l’interface de multiples secteurs économiques, s’inscrit pleinement dans cette dynamique, sous l’impulsion de l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’État et de Suivi des Performances des Établissements et Entreprises Publics (ANGSPE), en mettant en œuvre une approche structurée, alignée sur les grandes orientations nationales du Royaume. Cette réforme représente une véritable opportunité de transformation pour l’Agence, lui permettant de renforcer son agilité, son efficacité et sa soutenabilité économique, tout en s’adaptant aux exigences du nouveau cadre institutionnel. Dans ce prolongement, la publication du décret n° 2-24-1090 du 19 décembre 2024 entérinant officiellement la Politique Actionnariale de l’État (PAE) vient consolider cette dynamique. Ce référentiel stratégique s’inscrit dans la continuité de la réforme susmentionnée, et vise à renforcer la gouvernance, la transparence et la performance des EEP à participation étatique. Il érige des standards élevés en matière de pilotage stratégique, de contrôle interne, de maîtrise des risques et d’efficience opérationnelle, tout en promouvant une culture de performance, de responsabilité sociétale et d’optimisation de la gestion financière. Dans ce cadre, l’ANP est appelée à finaliser sa transformation en Société Anonyme (SA) avant juillet 2026.
Cette transformation dépasse le simple changement de statut et marque un tournant stratégique pour l’ANP. Elle traduit une évolution profonde vers un modèle de gouvernance aligné sur la Politique Actionnariale de l’État, constituant ainsi un levier clé pour renforcer la compétitivité de l’Agence et répondre de manière proactive aux nouvelles attentes. Ce modèle repose sur une gestion performante, un capital humain mobilisé et une culture de l’excellence, autant de fondements essentiels pour consolider la confiance des parties prenantes et garantir la pérennité des actions engagées. Sur le plan financier, la PAE encourage la rentabilité, l’optimisation des ressources, la diversification des sources de financement – y compris à l’international – et une plus grande soutenabilité budgétaire. Dans ce contexte de transformation structurelle, l’ANP se positionne comme un acteur stratégique de la souveraineté économique et logistique du Royaume. Son rôle dépasse ainsi les seules fonctions de régulation et d’exploitation portuaires, pour embrasser des missions à forte valeur ajoutée dans la consolidation des capacités nationales, la projection du Maroc à l’international, et la sécurisation des flux commerciaux.
Dans le prolongement de cette réforme, la question de la souveraineté logistique soulevée prend tout son sens, notamment à la lumière de l’Initiative Royale pour l’Atlantique,. Comment l’ANP contribue-t-elle concrètement à renforcer cette souveraineté, en particulier sur ce versant portuaire stratégique ?
En effet, la question de la souveraineté logistique s’impose aujourd’hui comme un levier fondamental au service de la résilience, de l’indépendance économique et de la projection stratégique du Royaume dans un environnement international en constante recomposition. Cette exigence trouve une résonance particulière à la lumière de l’Initiative Royale pour l’Atlantique, portée avec hauteur de vue et ambition par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Que Dieu L’assiste. Véritable vision géostratégique, cette initiative érige la façade atlantique en colonne vertébrale d’un projet intégrateur, solidaire et tourné vers l’avenir. Elle entend faire de cet espace maritime un carrefour d’échanges, de coopération Sud-Sud et d’interconnexion logistique, au service du développement partagé. Elle consacre notamment une orientation forte : renforcer l’intégration économique entre le Maroc et les pays du Sahel, en leur offrant un accès structurant et pérenne à l’Atlantique, condition sine qua non d’un décollage économique inclusif et durable. Dans cette perspective, l’Agence Nationale des Ports, de par son rôle central dans le développement et la gestion des ports du Royaume, s’érige en acteur stratégique de cette ambition nationale. Elle traduit sur le terrain les orientations souveraines en mobilisant ses leviers d’action : planification portuaire, pilotage d’investissements ciblés, coordination avec les écosystèmes logistiques et industriels, et soutien à l’ouverture régionale.
L’action de l’Agence s’inscrit ainsi dans une synergie cohérente avec les référentiels majeurs que sont, entre autres, la Stratégie Portuaire Nationale à l’horizon 2030, le Nouveau Modèle de Développement, la Feuille de Route du Commerce Extérieur 2025, la Stratégie Nationale du Développement Durable, l’Offre Maroc «Hydrogène Vert» et bien entendu, les fondements de l’Initiative Royale pour l’Atlantique. À ce titre, la façade atlantique fait l’objet d’interventions prioritaires visant à améliorer les capacités portuaires, à renforcer l’intermodalité, à fluidifier les chaînes logistiques et à optimiser les connexions avec les zones industrielles. Ces efforts s’inscrivent dans une logique d’efficience économique, de maîtrise des coûts, de durabilité environnementale et d’ancrage territorial.
Parallèlement, l’ANP déploie une diplomatie portuaire proactive, structurée autour de partenariats africains durables, contribuant à positionner le Royaume comme une plateforme logistique de premier plan, ouverte sur son continent, arrimée à ses valeurs, et tournée vers les défis de demain.
Une autre dimension de la souveraineté émerge avec acuité : celle de l’indépendance énergétique et de l’engagement environnemental. Comment l’ANP intègre-t-elle cette composante essentielle dans sa stratégie, notamment à travers l’accompagnement du développement de la filière hydrogène vert ?
Dans le cadre de la charte environnementale nationale et de l’engagement du Maroc en faveur d’un développement durable, l’Agence Nationale des Ports a élaboré, dès 2023, une feuille de route claire et structurée visant à intégrer pleinement la dimension environnementale dans l’ensemble de ses activités. Cette feuille de route de développement durable s’appuie sur quatre axes prioritaires relatifs à l’énergie, l’eau, la préservation de l’environnement ainsi que la résilience climatique des ports. Ces fondements structurent l’engagement environnemental de l’ANP, dans une logique d’exemplarité publique et de durabilité territoriale. Dans le prolongement de cette vision, l’ANP s’engage activement dans le développement de la filière hydrogène vert, qui constitue un tournant stratégique pour la transition énergétique du Royaume. Ce nouvel enjeu implique une adaptation des infrastructures des ports marocains afin de soutenir efficacement cette filière. Suite à la publication de la circulaire de Monsieur le Chef du Gouvernement constituant l’Offre Maroc Hydrogène, l’ANP a été désignée, aux côtés du Ministère de la Transition Énergétique et du Développement Durable, pour mener les études nécessaires à l’adaptation des infrastructures portuaires à cette filière stratégique. Dans ce cadre, une étude de faisabilité technique a été lancée au port de Tan-Tan, en étroite coordination avec le Ministère de l’Equipement et de l’Eau et MASEN, en vue d’y permettre l’exportation de l’hydrogène vert et de ses dérivés.
En parallèle, l’ANP conduit une stratégie de veille, de prospection et de promotion auprès des investisseurs, afin de positionner les ports marocains comme plateformes compétitives et durables pour accompagner cette révolution énergétique. Les nouveaux projets portuaires structurants, tels que le port de Nador West Med, le port de Dakhla Atlantique, et le futur port de Tan-Tan, joueront un rôle fondamental en tant que piliers logistiques de cette nouvelle filière énergétique nationale, de par leur localisation stratégique, leurs capacités d’accueil et leur vocation industrielle.
L’horizon 2030, porteur d’enjeux stratégiques pour le secteur, le Maroc accueillera le monde. Comment l’ANP se mobilise-t-elle pour accompagner cette ambition nationale et inscrire durablement les ports dans cette dynamique d’excellence ?
La désignation du Royaume du Maroc comme co-organisateur de la Coupe du Monde FIFA 2030, aux côtés de l’Espagne et du Portugal, constitue une opportunité historique, aux retombées multiples sur les plans géopolitique, économique, logistique et symbolique. Cet événement planétaire s’inscrit pleinement dans la dynamique de transformation territoriale et de rayonnement international que connaît le Royaume sous l’impulsion éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste.
Dans cette perspective, les ports marocains sont appelés à jouer un rôle structurant, en tant que portes d’entrée stratégiques du Royaume et vitrines logistiques du savoir-faire national. L’ANP a été formellement intégrée dans le dispositif d’organisation à travers la conclusion d’un FIFA Port Agreement, aux côtés de la FIFA, de la Fédération Royale Marocaine de Football et du Ministère de l’Équipement et de l’Eau. Ce cadre contractuel engage l’Agence à garantir un niveau de conformité rigoureux aux standards techniques, juridiques, opérationnels et événementiels de la FIFA.
Concrètement, plusieurs ports seront sollicités de manière intensive. L’enjeu ne se limite pas à la fluidification des flux ou à l’accueil des délégations et supporters. Il s’agit d’opérer une bascule temporaire vers une logique d’accueil événementiel à grande échelle, dans laquelle l’expérience portuaire traditionnelle est repensée au prisme de «Fan Experience», de la coordination transfrontalière, de l’accessibilité et du branding.
Dans ce cadre, l’ANP a initié une démarche structurée fondée sur un diagnostic approfondi de ses capacités, l’identification des écarts critiques, et le déploiement d’une stratégie opérationnelle intégrée. Cette mobilisation repose sur une gouvernance agile, un pilotage interportuaire optimisé, et une concertation constante avec les parties prenantes logistiques, territoriales et institutionnelles.
Mais au-delà de l’exigence opérationnelle, c’est une occasion unique d’inscrire un héritage portuaire durable. En se préparant à l’un des plus grands événements au monde, l’ANP entend faire de cette échéance non seulement une vitrine du professionnalisme marocain, mais aussi un accélérateur de transformation, un levier d’innovation et un marqueur d’excellence pour l’avenir des ports nationaux.
Veolia Maroc Un partenaire incontournable du Royaume
/dans fast company /par adminDepuis plus de 23 ans, Veolia œuvre à accompagner la transformation écologique du Royaume grâce aux efforts et à l’engagement de l’ensemble de ses collaborateurs. Un travail porteur de développement économique et garant d’un service public performant.
Pouvez-vous retracer les principales étapes du développement de Veolia au Maroc ?
Présente depuis plus de 23 ans, l’entreprise a d’abord accompagné les collectivités dans la gestion des services essentiels, notamment l’eau, l’assainissement et l’électricité. Elle a joué un rôle clé dans la dépollution de milieux naturels, à travers des projets structurants qui ont permis d’améliorer la qualité de vie des citoyens et de préserver les ressources, notamment dans la région du Nord et la capitale Rabat, où nous avons inauguré plusieurs stations d’épuration et de traitement des eaux usées.
En 2011, Veolia s’est associé à Renault pour construire l’usine de production d’automobiles la plus respectueuse de l’environnement au monde, avec zéro émission de carbone et sans décharge liquide industrielle.
En 2021, Veolia Maroc a élargi son champ d’action en lançant de nouvelles activités à forte valeur ajoutée, comme la gestion des déchets dangereux ou encore des solutions innovantes pour la performance énergétique des bâtiments.
Plus récemment, en 2024, Veolia a signé avec les autorités marocaines un protocole d’accord pour le développement d’une unité de dessalement d’eau de mer, illustrant notre capacité à proposer des solutions d’adaptation face aux enjeux climatiques et au stress hydrique croissant. Je rappelle que comme mentionné par notre directrice générale lors du dernier colloque dédié au dessalement qui a eu lieu en Oman, 18% de la capacité mondiale de dessalement est construite avec ses technologies de notre Groupe.
Ces initiatives s’inscrivent pleinement dans le nouveau plan stratégique “GreenUp 2027”, qui visent à accélérer la transformation écologique à l’échelle mondiale. Elles traduisent notre ambition de faire de Veolia un champion de la transformation écologique, en proposant des solutions concrètes, mesurables et créatrices de valeur environnementale, économique et sociale autour de la décarbonation, la dépollution et la régénération des ressources.
Quels sont, selon vous, les projets ou réalisations les plus emblématiques qui illustrent l’engagement de Veolia pour la transformation écologique au Maroc ?
Chez Veolia Maroc, plusieurs projets emblématiques témoignent de notre engagement concret en faveur de la transformation écologique. L’un des exemples les plus marquants est la réutilisation des eaux usées traitées dans les processus industriels. Grâce à des technologies de pointe, nous accompagnons nos clients industriels dans la réduction de leur empreinte hydrique en optimisant la réutilisation de l’eau dans des circuits fermés, un enjeu majeur dans un pays confronté au stress hydrique.
Autre exemple significatif : le développement de plateformes de traitement et de valorisation des déchets dangereux. Ces unités permettent de limiter l’impact sur l’environnement et d’encourager une économie circulaire locale.
À cela s’ajoute la réussite de notre modèle de gestion déléguée, mis en œuvre avec les collectivités marocaines depuis plus de deux décennies. Ce partenariat public-privé performant a permis d’améliorer durablement l’accès à des services essentiels de qualité, de moderniser les infrastructures, de renforcer la résilience des territoires face aux défis climatiques, et de contribuer à la montée en compétences des équipes locales. Il constitue un véritable levier d’impact positif, aussi bien sur le plan environnemental que social.
L’un des exemples les plus marquants est l’optimisation du rendement du réseau d’eau potable, où nous avons accompagné une progression remarquable de 50% à plus de 83% à Rabat. Cette avancée a été rendue possible grâce à des investissements ciblés, la digitalisation des opérations, un contrôle renforcé des fuites et une gestion proactive des ressources et bien sûr l’expertise reconnue de notre groupe
L’ensemble de ces actions s’inscrit dans une dynamique globale visant à faire de Veolia Maroc un partenaire incontournable, tout en contribuant activement aux objectifs environnementaux du Royaume.
Quelles sont les activités et solutions nouvelles développées par Veolia sur le territoire ?
Veolia Maroc développe en permanence de nouvelles solutions pour accompagner la transition écologique du Royaume et répondre aux défis croissants de la gestion environnementale.
Parmi nos récentes initiatives, nous avons lancé une plateforme de traitement des déchets médicaux et pharmaceutiques, offrant une prise en charge sécurisée et conforme aux réglementations des déchets issus des établissements de santé. Cette solution garantit une élimination efficace et traçable, réduisant ainsi les risques sanitaires et environnementaux.
Nous avons également développé une plateforme de valorisation des déchets dangereux, permettant aux industries de traiter leurs résidus en toute conformité tout en favorisant le recyclage et la valorisation énergétique lorsque cela est possible.
L’efficacité énergétique est aussi un axe clé de notre développement : nous proposons désormais des solutions sur mesure pour optimiser la performance énergétique des bâtiments.
Nos solutions incluent l’audit et le diagnostic énergétique, permettant d’identifier les sources de déperdition et d’optimiser la consommation des infrastructures. Nous proposons également des contrats de performances énergétiques qui garantissent des résultats mesurables en termes de réduction de consommation et d’amélioration de l’efficacité énergétique. Ces contrats sont conçus pour assurer une gestion proactive et durable de l’énergie, tout en offrant une garantie de résultats pour nos clients.
Enfin, nous avons investi dans des outils digitaux pour améliorer l’exploitation et la maintenance de nos services, avec une meilleure anticipation des besoins et une réactivité accrue face aux enjeux environnementaux.
Quels sont aujourd’hui les défis de Veolia ?
Les défis auxquels Veolia Maroc fait face sont nombreux, mais ils convergent tous vers un objectif central : accélérer la transformation écologique tout en offrant des services performants et innovants.
À travers le programme stratégique GreenUp, nous répondons à ces enjeux en nous concentrant sur trois axes principaux : Le premier concerne la décarbonation : Nous améliorons l’efficacité énergétique à travers des solutions optimisées pour réduire la consommation d’énergie et déployons des projets de biomasse pour produire de l’énergie renouvelable. Cela permet de réduire les émissions de CO2 tout en répondant aux besoins énergétiques du pays.
Nous mettons également en place des solutions pour la gestion durable des déchets, notamment dans le recyclage et la valorisation des déchets industriels. Enfin, nous soutenons la réutilisation des eaux industrielles et l’optimisation des ressources en eau pour répondre à la crise hydrique croissante.
Sans parler du défi de l’engagement communautaire, où nous devons collaborer avec les parties prenantes locales pour promouvoir des pratiques durables et sensibiliser à l’importance de la protection de l’environnement.
Dans cette dynamique, Veolia Maroc bénéficie d’un ancrage local fort, mais également de l’expertise internationale du Groupe, forgée au fil de plus de 170 ans d’expérience dans les métiers de l’environnement. Cette richesse d’expertise nous permet d’apporter des solutions innovantes, éprouvées et adaptables aux réalités du territoire marocain.
Nous restons résolument tournés vers l’avenir, avec une ambition claire : être un partenaire clé du Maroc dans sa transition vers un modèle de développement plus durable et résilient.
Chez Bugshan Automotive Group
/dans fast company /par adminnotre objectif est de redéfinir la mobilité au Maroc
Dans un contexte où la mobilité durable et connectée devient cruciale pour le développement économique et environnemental, Oussama Berrada, Directeur général de Bugshan Automotive Group, se donne pour mission de transformer la vision de la mobilité au Maroc. Le groupe s’inscrit résolument dans des perspectives de développement ambitieuses pour les années à venir. Il ambitionne de renforcer sa présence sur le marché de la distribution automobile tout en plaçant l’expérience client au cœur de ses préoccupations.Découvrez les stratégies, les défis et l’engagement de Bugshan Automotive Group pour façonner le futur de la mobilité dans le royaume.
Pouvez-vous nous en dire plus sur la vision de Bugshan Automotive Group et ses objectifs principaux ?
Chez Bugshan Automotive Group, notre objectif est de redéfinir la mobilité au Maroc en nous positionnant comme un leader dans la distribution automobile et la présentation de solutions adaptées aux Clients autour de cette activité. Notre vision se concentre sur trois piliers :
• L’Innovation, en intégrant des technologies avancées pour enrichir l’Expérience Client.
• La Durabilité, en proposant des solutions écologiques, notamment des Véhicules Electriques et Hybrides.
• L’Accessibilité, en rendant la mobilité abordable et accessible à tous les Marocains.
Grâce à notre compréhension approfondie des besoins du consommateur marocain et à nos partenariats avec des marques automobiles de renommée, nous voyons la mobilité non seulement comme un moyen de transport, mais comme une expérience enrichissante, sécurisée et connectée.
Nous sommes impatients de contribuer à la transformation du paysage automobile au Maroc et d’accompagner nos clients dans cette nouvelle ère de la mobilité.
Pourriez-vous détailler chaque pôle d’activité de BAG et expliquer comment ils interagissent entre eux ?
Notre Holding Bugshan Automotive Group s’organise autour de 4 pôles d’activité et 3 pôles de service.
Le premier pôle « Automotive Distribution », notre cœur de métier, se concentre sur la vente de véhicules. Il propose une offre variée qui inclut des véhicules thermiques, hybrides et électriques. Ce pôle englobe les entités assurant la distribution exclusive des marques telles que Hyundai, Tata Motors, Aston Martin, Dongfeng et Changan ainsi qu’un service de reprise et d’intermédiation fourni par la filiale Global Occaz.
Le second pôle est consacré aux « Aftermarket Services ». Le groupe s’appuie à travers ce pôle sur l’expertise de Global Auto Trade & Services (G.A.T.S.), la première centrale d’achat au Maroc spécialisée dans le secteur après-vente automobile et industriel. En complément, nous élargissons notre offre avec le pôle « Mobility Solutions », représenté par Global Lease, qui propose des solutions de mobilité adaptées.
Le pôle « Finance & Insurance », a pour mission de développer des solutions complètes de financement et d’assurance, permettant à nos filiales de distribution automobile d’offrir des services innovants et accessibles à tous les clients.
Enfin, les 3 pôles de services, « Finance & Supports », « Service Après-Vente » et « Expérience Client & Innovation », complètent la partie opérationnelle pour accompagner les pôles d’activité et renforcer la synergie de l’ensemble des filiales.
Ces pôles interagissent de manière harmonieuse pour offrir un écosystème intégré et centré sur les besoins du Client. Par exemple, un client peut acheter un véhicule via notre pôle de distribution, bénéficier de services après-vente, et accéder à des solutions de financement, le tout en harmonie. Cette approche intégrée nous permet de proposer une expérience client fluide et satisfaisante.
Comment BAG compte-t-il intégrer l’innovation dans ses services pour redéfinir les normes du secteur automobile ?
Nous sommes convaincus et conscients de l’importance de l’innovation, raison pour laquelle nous la mettons au cœur de la stratégie à Bugshan Automotive Group, notamment à travers l’introduction de technologies de pointe. L’un de nos objectifs principaux est de jouer un rôle actif dans la transition vers la mobilité verte, en mettant en avant les véhicules électriques et hybrides. L’innovation ne se limite pas aux produits, mais s’étend également aux services digitaux, en intégrant des plateformes en ligne permettant aux clients de sélectionner leurs véhicules, leur solution d’achat, de gérer leurs rendez-vous avec leur Conseiller Commercial ou au niveau du Service Après-Vente et de disposer de l’historique de leur véhicule.
En intégrant ces éléments, BAG se positionne comme un leader de l’innovation dans le secteur automobile, transformant la manière dont les Marocains interagissent avec la mobilité.
Comment BAG prévoit-il d’améliorer l’Expérience Client dans le domaine de la distribution automobile et des services associés ?
Pour nous, l’Expérience Client est une priorité. Nous travaillons sur la personnalisation des services pour répondre aux besoins spécifiques de chaque client, afin que chacun se sente compris et valorisé. À travers l’usage de la digitalisation, l’objectif est de simplifier et fluidifier chaque étape du parcours client, depuis le choix d’un véhicule jusqu’à l’entretien après-vente. BAG investit aussi dans la formation continue de son personnel pour garantir que chaque interaction entre un client et l’entreprise se solde par une expérience positive et enrichissante, Un personnel bien formé est essentiel pour offrir un service de qualité. Ce souci constant d’amélioration vise à renforcer la fidélisation et à établir une relation durable avec les Clients. Nous mettons en place des mécanismes pour recueillir les retours des clients, ce qui nous permet d’ajuster nos services en fonction de leurs attentes et de leurs besoins.
Comment BAG compte-t-il se positionner face aux autres acteurs du marché automobile marocain ?
Dans un marché automobile marocain compétitif, nous misons sur plusieurs axes pour se démarquer. D’une part, la diversité des offres des véhicules et des services proposés sont un point central. D’autre part, nous nous différencions par l’introduction de solutions de mobilité innovantes et écologiques, en anticipant les tendances du marché comme l’électrification et la connectivité des véhicules. Notre stratégie repose également sur l’expansion de notre réseau à travers le Maroc, en assurant une présence locale renforcée, afin de rapprocher tous nos services des consommateurs et de répondre de manière plus efficace aux besoins du marché.
BAG compte jouer un rôle clé dans le développement du secteur. « Nous travaillerons en étroite collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux pour encourager l’innovation, créer des opportunités d’emploi et renforcer les tissus économiques régionaux à travers l’extension de nos réseaux. Notre objectif est de favoriser une croissance économique durable et contribuer activement à la dynamisation du secteur de la mobilité au Maroc », conclut Oussama Berrada, le directeur général de Bugshan Automotive Group.
Comment BAG prévoit-il de répondre à la demande croissante de solutions de mobilité au Maroc ?
Face à une demande croissante pour des solutions de mobilité durable, nous misons sur l’introduction massive de véhicules hybrides et électriques dans notre portefeuille, répondant ainsi aux besoins de mobilité durable et respectueuse de l’environnement. De plus, nous développons des services de mobilité partagée et flexible, permettant aux utilisateurs de répondre à leurs besoins de transport sans nécessairement posséder un véhicule. BAG met également l’accent sur l’accompagnement des entreprises à travers la gestion de flottes optimisée, leur permettant ainsi de répondre aux besoins complexes de mobilité tout en optimisant leurs coûts et réduisant leur empreinte carbone.
Où voyez-vous Bugshan Automotive Group dans cinq ans en termes de marché et d’impact sur la mobilité au Maroc ?
Nous aspirons à Bugshan Automotive Group, dans les cinq prochaines années, à devenir un leader de la mobilité verte et connectée au Maroc en élargissant notre réseau et en proposant des services innovants.
Nous comptons jouer un rôle clé dans la transition énergétique du pays, en intégrant des solutions écologiques et accessibles pour tous les Marocains. Notre objectif est de moderniser le secteur automobile national tout en garantissant que chaque véhicule représente une fusion de qualité, de confiance et d’innovation. Cette vision redéfinira l’expérience de conduite et contribuera à une société plus connectée et durable.
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notre objectif est de redéfinir la mobilité au Maroc
Concentrix
/dans fast company, Uncategorized /par adminNos collaborateurs sont les véritables moteurs de notre transformation.
Depuis le 23 avril, Concentrix qui opérait jusqu’à présent sous le nom de Concentrix Webhelp est officiellement devenu Concentrix. Ce changement marque une évolution majeure au sein du groupe. L’entreprise offre désormais à ses clients, tant nationaux qu’internationaux, une gamme de services étendue, intégrant des outils d’intelligence artificielle innovants. En alliant ces technologies de pointe à l’expertise de ses collaborateurs, Concentrix s’engage à offrir une expérience client véritablement personnalisée. Explications de Redouane Mabchour Directeur Général de Concentrix Maghreb.
Pouvez-vous nous parler des raisons qui ont conduit au rapprochement avec Concentrix ?
Le rapprochement avec Concentrix a été mûrement réfléchi et s’inscrit dans une démarche stratégique de consolidation et d’expansion sur les marchés internationaux. Ceci est le résultat direct de notre recherche de complémentarité en termes de compétences technologiques, de couverture géographique et de diversification sectorielle.
Ensemble, nous formons une entité robuste, capable de lever les barrières commerciales et technologiques, tout en déployant des solutions intégrées qui répondent aux défis complexes posés par la digitalisation des services et la demande croissante pour des expériences clients personnalisées et technologiquement avancées.
Quelles sont les attentes lors de ce changement d’identité ?
Le changement d’identité que nous avons initié est le reflet de notre évolution d’une entreprise centrée sur les services traditionnels vers une entité résolument tournée vers l’innovation technologique. Ce rebranding va au-delà du visuel, c’est un nouveau positionnement qui incarne notre transformation interne, la redéfinition de notre mission, et notre engagement à offrir des solutions qui intègrent les dernières avancées technologiques, ceci dit cela ne change rien à la proximité que nous avons toujours eu avec nos clients. Cette nouvelle identité est conçue pour communiquer notre dynamisme et notre vision futuriste à nos clients, nos partenaires et le marché en général, tout en renforçant notre attractivité en tant qu’employeur de choix pour les talents du Maroc cherchant à impacter positivement les technologies de demain. Nous avons opté pour un logo frais, moderne et orienté technologie en y intégrant le bouton « switch on » sur le i, ce qui invite à être dans l’action et « activer » les solutions.
En quoi le nouveau positionnement en tant que “tech led company” modifie-t-il votre approche des services offerts ?
Adopter une posture de ‘tech led company’ signifie que chaque décision, chaque solution et chaque interaction avec nos clients est imprégnée de technologie. C’est notre leitmotiv principal. Ce positionnement change notre approche, en plaçant les innovations technologiques, telles que l’intelligence artificielle, au cœur de nos opérations.
Cela nous permet non seulement d’améliorer l’efficacité de nos services mais aussi d’offrir des solutions proactives qui anticipent les besoins latents.
Cet engagement envers la technologie nous permet de rester à la pointe de l’industrie, en proposant des services qui sont non seulement pertinents aujourd’hui, mais aussi adaptés aux défis de demain.
Comment l’intégration des outils d’IA renforce-t-elle votre offre de services ?
L’IA apporte une immense valeur aux organisations dans le domaine de l’expérience client, ce qui est évident à travers ce que nous voyons et rapportons désormais tout au long du parcours client. Nous pouvons l’utiliser pour créer de la valeur à travers trois dimensions :
-Autonomiser les processus clients : Servir les clients avec du contenu personnalisé et offrir des moyens plus pratiques d’interagir avec les marques et les produits de nos clients.
-Optimiser le travail des collaborateurs : Aider les personnes à prendre de meilleures décisions plus rapidement dans leur quotidien.
-Optimiser les processus : Automatiser et compléter avec précision des tâches importantes et stocker les données de manière sécurisée pour améliorer les performances.
En même temps, l’IA permet aux marques de collecter des données, de les analyser et d’en tirer des insights — tout en temps réel. Les analyses prédictives et prescriptives permettent un meilleur support, des conseils et des recommandations pour les meilleures actions à suivre pour les clients.
Comment les “game changers” (collaborateurs) sont-ils impliqués dans cette transition vers une entreprise axée sur la technologie ?
Nos collaborateurs, que nous appelons ‘game changers’, sont les véritables moteurs de notre transformation. Leur engagement et leur capacité à adopter et à innover autour de nouvelles technologies sont cruciaux.
Pour les soutenir, nous avons mis en place des programmes de formation continue, des plateformes de collaboration interne et des initiatives d’innovation ouverte où ils peuvent expérimenter et développer de nouvelles idées à l’échelle du groupe. Ici au Maroc, nous les accompagnons tous les jours en leur offrant tous les outils nécessaires pour être à la même vitesse du développement technologique que nous ambitionnons.
Nous utilisons des outils et plateformes de collaboration de dernière génération qui permettent à tous les game changers de travailler ensemble, indépendamment de leur localisation géographique.
Comment envisagez-vous l’avenir de Concentrix dans les prochaines années, notamment en matière d’innovation et de croissance ?
L’avenir que nous envisageons pour Concentrix est radieux et plein de promesses. On est là pour apporter du bonheur aux clients de nos clients.
Nos plans incluent l’exploration de nouvelles applications de technologies émergentes et l’expansion de notre présence mondiale pour toucher de nouveaux marchés et secteurs.
En anticipant et en répondant aux tendances du marché, nous nous positionnons non seulement pour répondre aux attentes actuelles mais aussi pour définir les standards de demain, en propulsant nos clients et nos game changers vers le futur avec confiance et compétence.
Nos collaborateurs sont les véritables moteurs de notre transformation.
Bricoma
/dans fast company, Uncategorized /par adminBricoma : 20 Ans d’Innovation et de Leadership
Cette année, Bricoma célèbre deux décennies d’existence au Maroc, marquant un parcours spectaculaire où le bricolage, autrefois peu connu, est devenu une véritable passion nationale. Dans cette interview, Mohamed Filali Chahad, PDG de Bricoma, dresse un bilan de ces 20 ans, évoquant les défis économiques, les projets d’expansion, et l’engagement de l’enseigne à innover et à démocratiser le bricolage pour tous les consommateurs.
Bricoma fête ses 20 ans cette année. Pouvez-vous nous parler des débuts de l’enseigne au Maroc et du pari que cela représentait ?
En effet, il y a 20 ans, le secteur du bricolage au Maroc était quasiment inexistant. Ouvrir Bricoma à cette époque représentait un pari audacieux. Nous avons travaillé dur pour sensibiliser le public à l’importance du bricolage dans la vie quotidienne.
Aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir contribué à faire évoluer cette culture, permettant aux consommateurs d’adopter des projets de rénovation et d’amélioration de leur habitat. Avec une vision audacieuse, nous avons mis en place les fondations de ce qui allait devenir une véritable success story.
Malgré les perturbations économiques internationales, comment Bricoma a-t-elle su maintenir son cap ?
La conjoncture économique mondiale et l’inflation au Maroc ont sans doute pesé sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Cependant, chez Bricoma, nous avons toujours mis un point d’honneur à adapter nos offres et nos prix pour répondre aux attentes de nos clients.
Nous restons également en contact constant avec nos partenaires pour garantir la qualité de nos produits tout en maintenant une compétitivité des prix.
Quels sont les projets d’expansion de Bricoma d’ici la fin de 2024 ?
Nous avons des projets ambitieux ! D’ici la fin de l’année 2024, nous prévoyons l’ouverture de nouveaux magasins à Dar Bouaza et à Tétouan, mais aussi une ouverture à Inezgane prévue pour début 2025. Notre objectif est d’atteindre 25 magasins d’ici 2025, ce qui témoigne de notre confiance dans le potentiel de croissance du marché marocain.
À l’horizon 2030, nous avons de grands projets qui s’inscrivent dans notre vision d’un avenir brillant pour Bricoma et pour le marché du bricolage au Maroc.
Comment Bricoma a-t-elle contribué à démocratiser le bricolage au Maroc ?
Nos magasins de proximité ont joué un rôle clé dans cette dynamique. En rendant le bricolage accessible et en offrant une large gamme de produits de qualité, nous avons permis aux consommateurs de s’habituer à cette pratique.
Aujourd’hui, nous constatons que de plus en plus de Marocains s’intéressent au bricolage et s’y engagent, ce qui est une grande source de satisfaction pour nous. D’ailleurs, aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir ouvert plus de 20 magasins dans 15 villes du Maroc avec plus de 60.000 m2 de surfaces de ventes.
Chaque ouverture a été une étape importante dans notre parcours, une promesse tenue envers un pays en pleine mutation. Bricoma n’est pas seulement un réseau de magasins ; c’est un véritable catalyseur pour l’essor du bricolage au Maroc.
Comment Bricoma continue-t-elle d’innover face à un marché en constante évolution ?
L’innovation est au cœur de notre stratégie. Nous surveillons attentivement les tendances du marché et les attentes des consommateurs. Nous avons également investi dans le développement de nouvelles gammes de produits et la modernisation de nos services. Notre objectif est de rester le leader du bricolage au Maroc en proposant des solutions pratiques et créatives qui reflètent les besoins actuels des consommateurs.
Bricoma : 20 Ans d’Innovation et de Leadership
ALSA
/dans fast company, Uncategorized /par adminALSA MAROC POURSUIT SA TRAJECTOIRE D’AMÉLIORATION CONTINUE DU SERVICE DE TRANSPORT URBAIN AU MAROC
Dans cette interview, Alberto Perez, directeur général d’ALSA Maroc, dresse le bilan des réalisations de la filiale. Il souligne la diversité de ses services de transport, évoque le respect des normes environnementales et les objectifs ESG. Il partage aussi sa vision pour un transport urbain innovant, tout en mettant en avant l’engagement communautaire de l’entreprise. Détails.
Pouvez-vous nous parler des principales réalisations d’ALSA Maroc au cours de l’année écoulée et comment celles-ci ont contribué à votre positionnement dans le classement des 500 plus grandes entreprises ?
ALSA Maroc depuis son démarrage en 1999 s’est positionnée comme une société MAROCAINE qui vise à développer avec excellence le transport urbain dans les 6 villes où elle opère avec une flotte de plus de 1700 bus et 6 000 employés. ALSA Maroc reste un employeur de référence dans le secteur du transport, plaçant l’humain au cœur de ses priorités.
En 2024, ALSA Maroc poursuit sa trajectoire d’amélioration continue du service de transport urbain au Maroc pour garantir un service de transport sûr et fiable pour nos usagers.
Nous avons enregistré une baisse remarquable de 80 % du taux d’accidents au cours de la dernière décennie, grâce à notre investissement dans la formation de nos conducteurs et conductrices ainsi qu’à l’intégration des technologies de pointe en matière de sécurité et de gestion.
Nous continuons également notre lancée à travers la digitalisation des services. Cette transformation numérique a permis de renforcer notre excellence opérationnelle en intégrant des solutions innovantes, telles que des bus connectés à des systèmes d’information pour un suivi en temps réel facilitant la gestion des flux de passagers, le respect de la fréquence et l’amélioration de l’expérience client. Par ailleurs, nous continuons à diversifier notre offre de services pour répondre aux besoins variés de nos usagers à savoir les lignes urbaines, les lignes interurbaines, des navettes aéroport, le transport scolaire et le transport du personnel…etc. Nous transportons aujourd’hui plus de 340 Millions de voyageurs au Maroc en incluant dans notre stratégie la desserte des zones rurales, pour une mobilité plus inclusive.
Cette année, ALSA Maroc célèbre 25 années de succès, marquées par une expansion progressive et un engagement constant à offrir un service de qualité combiné par la performance, l’innovation et l’engagement humain pour consolider notre position de leader et être un contributeur par excellence de la mobilité au Maroc.
Comment ALSA a-t-elle évolué en termes de diversité de l’offre de services de transport ? Quels nouveaux services ou innovations avez-vous introduits pour répondre aux besoins des usagers urbains ?
Notre approche en matière de diversification des services vise à anticiper et à répondre aux attentes de mobilité urbaine des usagers avec une étroite collaboration avec les autorités compétentes.
En plus de nos lignes régulières, nous avons introduit des solutions de transport à la demande pour répondre aux besoins spécifiques de certaines zones rurales et d’autres zones moins accessibles.
Nous avons également intégré des technologies avancées, telles que des applications GPS pour le suivi en temps réel de la fréquence des bus et des systèmes de billettiques électroniques embarqués de haute qualité.
Nous proposons à nos usagers des offres diversifiées de titres de transport comprenant des tickets unitaires, des cartes rechargeables, des abonnements scolaires, et des formules dédiées aux entreprises, répondant ainsi aux besoins variés de nos usagers et facilitant leur accès au service.
Par ailleurs, nous veillons à assurer une maintenance rigoureuse et régulière de notre flotte, grâce à une main d’œuvre hautement qualifiée et une parfaite organisation pour une qualité irréprochable de nos bus.
Quelles initiatives concrètes avez-vous mises en place au sein de votre entreprise pour respecter les normes environnementales et les objectifs ESG, et comment évaluez-vous leur impact sur vos opérations et votre image de marque ?
En tant qu’acteur responsable, ALSA Maroc place les enjeux environnementaux et sociaux au centre de sa stratégie de développement.
À chaque lancement dans une nouvelle ville, nous misons sur l’acquisition d’une flotte ultra-moderne, comme ce fut le cas à Casablanca en 2019, où nous avons déployé des bus de dernière génération, comparables à ceux des grandes métropoles européennes. Ces véhicules se distinguent par leurs standards élevés en matière de sécurité, de respect de l’environnement avec la technologie Euro 6 à faible émission de CO2, et de confort avec des commodités spécifiques aux personnes à mobilité réduite (PMR), soulignant notre capacité à nous adapter aux exigences croissantes du marché et à anticiper les attentes des citoyens marocains.
Sur le plan social, Cette année, nous avons franchi un cap supplémentaire en intégrant pleinement les objectifs ESG dans l’ensemble de nos opérations. Nous avons mis en œuvre des politiques d’inclusion pour favoriser l’intégration des femmes dans des métiers traditionnellement masculins, comme la conduite et la maintenance des bus. Aujourd’hui nous sommes fiers de compter parmi nos collaborateurs plus de 270 Femmes marocaines conductrices. Cette initiative vient renforcer notre engagement en tant que société marocaine pour l’égalité des chances.
Par ailleurs, durant ces deux dernières années, Nous avons lancé un programme de santé et bien-être au travail, comprenant des dépistages pour le cancer du sein, de la prostate, le diabète, l’hypertension, et des examens d’acuité visuelle. Nous avons également mené une campagne de sensibilisation contre la tuberculose, et le diabète en collaboration avec des associations spécialisées et de grands laboratoires sous la supervision de nos médecins de travail. Ces initiatives illustrent notre volonté de garantir le bien-être de nos collaborateurs tout en renforçant notre responsabilité sociale.
Quel est votre avis sur l’état actuel du transport urbain au Maroc, et quelles sont les principales tendances que vous anticipez dans les années à venir pour améliorer la mobilité dans les villes marocaines ?
Le transport urbain au Maroc est en pleine mutation. Avec une urbanisation croissante, les villes marocaines doivent s’adapter à une demande de mobilité toujours plus importante notamment avec les prochaines grandes manifestations de football que le Maroc aura le plaisir d’organiser. Cette évolution exige une adaptation continue pour répondre à une demande de mobilité à forte augmentation. Je pense que l’avenir du transport urbain réside dans une meilleure intermodalité. Cette intermodalité devra être soutenue par une infrastructure adaptée et un système de gestion intelligent du trafic, permettant une meilleure fluidité des déplacements, tout en optimisant les ressources. Cette approche s’inscrit parfaitement dans le cadre de la stratégie nationale « Digital Morocco 2030 », qui vise à moderniser et digitaliser les services publics, y compris ceux liés à la mobilité.
Par ailleurs, à long terme, nous anticipons une stratégie basée sur une transition progressive vers une flotte de bus électriques et hybrides, en phase avec les objectifs de réduction des émissions de carbone et de développement durable. Cette tendance, qui se dessine déjà dans certaines métropoles, contribuera à renforcer l’engagement environnemental du pays.
Les villes marocaines, avec l’adoption de ces nouvelles technologies, ont le potentiel de devenir des modèles de mobilité durable en Afrique et bien au-delà.
De quelle manière ALSA engage-t-elle la communauté et les parties prenantes dans ses décisions stratégiques, et comment cela influence-t-il vos projets et vos priorités en matière de transport ?
Notre engagement envers la communauté est au cœur de notre stratégie. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités locales et diverses associations afin d’adapter continuellement nos services aux besoins réels des citoyens, tout en contribuant au développement des quartiers les plus excentriques. Ce souci d’être au service de la communauté se manifeste notamment à travers notre action auprès des jeunes, notamment dans les zones rurales, où nous luttons activement contre l’abandon scolaire en facilitant leur accès à une mobilité durable et accessible.
L’une de nos initiatives phares est l’école de sécurité routière que nous avons établie à Marrakech, avec plus de 30 000 élèves formés aux bonnes pratiques de mobilité. Cela démontre notre volonté de sensibiliser les générations futures à la sécurité routière et de contribuer à un environnement plus sûr pour tous. Cette approche communautaire influence directement nos priorités stratégiques, en garantissant que nos décisions soient prises en tenant compte des attentes de toutes les parties prenantes, tout en maintenant un haut niveau de service pour les usagers.
ALSA MAROC POURSUIT SA TRAJECTOIRE D’AMÉLIORATION CONTINUE DU SERVICE DE TRANSPORT URBAIN AU MAROC
CIMR
/dans fast company, Uncategorized /par adminla CIMR se positionne comme un acteur majeur et complémentaire aux régimes de base
Hassan Boulaknadal, PDG de la CIMR dresse à travers cette interview les missions essentielles de la CIMR dans l’écosystème marocain de la retraite. Le président de la caisse partage les différentes prestations offertes, met en lumière les offres phares comme AL Moustakbal Individuel, et souligne les avantages du régime. Il nous explique aussi comment la CIMR contribue activement au bien-être social des citoyens marocains et forge un avenir serein pour les futurs retraités. Détails
Pouvez-vous nous expliquer les missions fondamentales de la CIMR et son rôle au sein de l’écosystème marocain de la retraite ?
La CIMR, gère un régime de retraite complémentaire qui propose à ses adhérents des produits de retraite pour le bénéfice de leurs salariés, de leurs membres ou pour eux-mêmes dans le cadre de l’adhésion individuelle d’une personne physique. Elle a été créée en 1949, sous forme d’association à but non lucratif par des chefs d’entreprises qui voulaient assurer une retraite sereine à leurs salariés. Elle opère depuis le 1er janvier 2017 sous le statut juridique d’une Société Mutuelle de Retraite régie par la loi 64-12 ainsi que par ses Statuts et son Règlement Général de Retraite.
La CIMR est un régime de retraite à points avec des cotisations définies, basé sur un modèle de répartition provisionnée. Ce modèle assure à la fois le financement et la gestion du régime. Les cotisations des actifs et les produits financiers générés au cours d’une année sont utilisés pour financer les allocations des retraités de la même période. Les excédents, lorsqu’ils existent, sont provisionnés pour garantir la capacité du régime à faire face à des obligations futures, assurant ainsi sa pérennité à long terme. Elle a pour mission de permettre à ses affiliés de maintenir leur niveau de vie une fois arrivés à l’âge de la retraite en leur servant une pension viagère (à vie), équitable, déplafonnée, annuellement revalorisée et réversible. Payée mensuellement. Le montant de la pension est fonction du nombre de points CIMR cumulés tout au long de la carrière. Toutefois, la CIMR a deux métiers principaux : d’une part, la gestion des cotisations et pensions de retraite dans une approche client, mais aussi la gestion des placements et optimisation de leur rendement. La CIMR propose par ailleurs de nombreux produits répondant aux différents besoins de ses adhérents. Différentes options et taux sont également proposés en fonction des revenus de chacun et de ses objectifs.
Dans l’écosystème marocain de la retraite, la CIMR se positionne comme un acteur majeur et complémentaire aux régimes de base. Sa particularité réside dans sa capacité à répondre aux besoins de divers segments de la population, incluant non seulement les salariés du secteur privé, mais aussi les travailleurs indépendants, professions libérales, particuliers…etc. Cette approche élargie lui permet d’offrir une couverture retraite à des catégories souvent exclues des systèmes de protection sociale traditionnels.
La CIMR propose une variété de prestations. Quelles sont les principales offres que vous mettez en avant ?
La CIMR propose des solutions de retraite individuelle et de groupe qui répondent à des situations variées et permettent toutes au bénéficiaire de se garantir une pension de retraite mensuelle, à vie, reversée au conjoint survivant ou, à défaut de conjoint, aux orphelins mineurs. Al Moustakbal groupe permet à des personnes morales de souscrire des contrats fédérateurs au profit de membres non-salariés (freelances, producteurs agrégés, etc.) et de centraliser toutes les opérations administratives vis-à-vis de la CIMR. Dans ce type d’adhésion, il peut y avoir ou non un abondement de l’adhérent. Ce produit offre également beaucoup de souplesse. Ici aussi, les contributions sont forfaitaires. Elles sont prélevées par l’adhérent directement sur le revenu à verser au bénéficiaire.
Pour les personnes morales qui veulent faire bénéficier leurs salariés de l’avantage CIMR, il y a bien sûr notre offre classique structurée autour d’un produit principal par lequel on adhère à la CIMR (Al Kamil) et des produits additionnels qui permettent d’améliorer la pension (Moubakkir et Mousabbak). La contribution à ces produits se fait sur la base d’un taux global appliqué au salaire déclaré. Ce taux comprend une part salariale, une autre patronale et éventuellement une surprime pour l’option additionnelle.
Ces salariés ont également la possibilité d’opérer des achats de points, pour couvrir une période non cotisée ou simplement pour améliorer leur pension.
Al Moustakbal individuel est quant à lui un produit destiné aux particuliers. Il fonctionne sur la base de contributions forfaitaires dont le montant est fixé librement par le cotisant en fonction de ses capacités d’épargne et de son objectif de pension. C’est un produit intégralement digitalisé et qui permet à chacun de piloter sa retraite avec beaucoup de souplesse et en toute autonomie.
L’offre Al Moustakbal répond à une forte attente de plusieurs catégories professionnelles notamment les professions libérales et les travailleurs indépendants qui n’avaient pas accès au régime de retraite CIMR, mais également des salariés dont l’employeur n’était pas prêt à adhérer à la CIMR, leur permettant de se garantir un revenu de retraite et de bénéficier des performances du régime CIMR.
Quels sont les principaux avantages du régime de retraite proposé par la CIMR, et de quelle manière ces avantages se traduisent-ils pour les assurés ?
La CIMR se distingue par son engagement à garantir une retraite sécurisée, offrant des garanties solides pour assurer la tranquillité d’esprit des retraités et de leurs familles. De plus, son modèle basé sur l’effort contributif permet à ses affiliés de réduire l’écart entre leur pension de retraite et les revenus qu’ils percevaient en tant que salariés, assurant ainsi une meilleure continuité financière.
Ainsi, en cas de décès du retraité ou de l’affilié actif, la pension de retraite CIMR est préservée et transférée aux proches.
• La pension de réversion : Au décès du retraité ou de l’affilié, une pension viagère est servie au conjoint survivant, sur la base de 50 % des droits de ce dernier. La pension est servie au conjoint sans condition d’âge en cas de présence d’enfants à charge. Sinon, elle est servie à partir de 50 ans pour les veuves (60 ans pour les veufs) avec une possibilité d’anticipation de 10 ans.
•La pension d’orphelin : En l’absence d’un conjoint pouvant bénéficier d’une pension ou en cas de remariage de ce dernier, une pension est servie aux orphelins jusqu’à leur majorité. Celle-ci est servie à hauteur de 20 % des droits du retraité.
• La pension d’orphelin en IPP : L’orphelin atteint d’une Incapacité Permanente bénéficie d’une pension à vie selon les mêmes conditions que ci-dessus.
• Le Capital au décès : Au décès du retraité principal ou réversataire, un capital équivalent à 3 mois de pensions est servi à ses héritiers.
• Le Capital aux héritiers : Au décès d’un affilié avant liquidation de ses droits et en l’absence de bénéficiaires d’une pension de réversion, un capital est servi aux héritiers représentant 50% des contributions versées.
Comment la CIMR s’adapte-t-elle aux évolutions démographiques et économiques du Maroc pour garantir la pérennité de ses prestations et de son modèle de retraite ?
La pérennité de la CIMR trouve son appui dans son mode de gouvernance. La diversité et la technicité des membres de son conseil d’administration lui apportent une vision claire et une stratégie basée sur les best-pratiques en la matière.
Depuis sa réforme de 2003, la CIMR a mis en place une gouvernance renforcée qui lui permet de s’adapter efficacement aux évolutions démographiques et économiques du Maroc. Ce modèle de gouvernance repose sur plusieurs dispositifs clés : Pilotage efficient : La CIMR procède à un bilan actuariel annuel qui évalue en détail la viabilité à long terme du régime. Ce bilan permet d’ajuster régulièrement les paramètres du régime afin d’assurer un équilibre financier et de faire face aux changements économiques et démographiques.
Capacité d’adaptation des paramètres du régime : Grâce à une veille constante, la CIMR peut ajuster ses paramètres en fonction des évolutions, garantissant ainsi que les prestations versées restent viables tout en respectant les engagements envers ses affiliés. Gestion financière efficiente : La gestion rigoureuse des actifs financiers de la CIMR permet de maximiser les rendements tout en minimisant les risques. Cela garantit que la caisse dispose des ressources nécessaires pour honorer ses engagements futurs. Stratégie commerciale proactive : En parallèle, la CIMR a adopté une stratégie commerciale qui lui permet d’élargir sa base d’affiliés. En attirant de nouveaux cotisants, le régime assure une meilleure répartition des risques et renforce sa stabilité financière, tout en offrant à un plus grand nombre de salariés la possibilité de bénéficier d’une retraite complémentaire sécurisée.
Ces mécanismes permettent à la CIMR de s’adapter en permanence aux réalités du pays et de garantir la pérennité de ses prestations pour les générations actuelles et futures.
Quels conseils donneriez-vous aux jeunes professionnels et aux travailleurs indépendants concernant la planification de leur retraite, et comment la CIMR peut-elle les accompagner dans cette démarche ?
La planification de la retraite est une étape incontournable pour les jeunes professionnels et les travailleurs indépendants. Il est essentiel de commencer à épargner dès le début de la vie active, car plus tôt vous commencez, plus votre épargne bénéficiera de l’effet cumulatif des intérêts et des rendements à long terme. Même des cotisations modestes, versées régulièrement, peuvent constituer une base solide pour une retraite sereine. Il est également important de choisir une solution de retraite qui correspond à sa situation professionnelle et à ses objectifs de niveau de vie.
la CIMR se positionne comme un acteur majeur et complémentaire aux régimes de base
ESG
/dans fast company /par adminESG: vers une approche multifacette
L’intégration des critères ESG dans les pratiques des entreprises marocaines progresse. Toutefois, il y a de nombreux secteurs qui hésitent encore à s’y mettre. Salah Eddine Bennani, Partner à Forvis Mazars, analyse les enjeux de durabilité pour les entreprises marocaines.
Les 500 Global a publié dans son édition 2023 un premier aperçu sur les critères ESG au Maroc. Forvis Mazars avait contribué à l’analyse des données collectées. Donnez-nous un aperçu de ces conclusions ?
L’enquête de la précédente édition a montré que de plus en plus d’entreprises marocaines, cotées en bourse ou non, mettent en place des mesures ESG ou une démarche RSE. Je rappelle que l’étude était menée auprès de 137 entreprises ayant mis en œuvre au moins une initiative en matière de durabilité, de divers secteurs d’activité. Le sondage avait ressorti des niveaux de maturité différents entre les entreprises selon leur secteur d’activité et selon la part des exportations dans leur chiffre d’affaires : globalement, entre 2/3 et 3/4 des entreprises participantes (Industrie / Commerce / Services) déclaraient intégrer des critères ESG et/ou avoir une démarche RSE. Le secteur de la finance se distinguait par une maturité supérieure : 100% des entreprises de ce secteur déclaraient avoir une démarche RSE. En revanche seulement 1/2 des entreprises participantes, tous secteurs, avait mesuré son empreinte carbone. Il est également apparu que les entreprises exportatrices et les filiales de multinationales étaient plus engagées dans la prise en compte des critères ESG.
A la lecture du classement des 500 Global 2024, il semblerait que seules les sociétés exportatrices et filiales de multinationales prennent très au sérieux le sujet. Comment selon vous faire avancer cette question dans le cercle des grandes entreprises ?
D’abord, le sondage 2024 réconforte les tendances relevées en 2023 avec une évolution positive : un nombre plus important d’entreprises participantes et une proportion plus élevée des entreprises déclarant avoir une démarche RSE ou intégrant les critères ESG. En même temps, les résultats se confirment également quant à la proportion relativement limitée des entreprises ayant évalué leur empreinte carbone (globalement 1/2, mais uniquement 39% des industrielles) et de celles ayant basé leur démarche RSE sur une analyse de matérialité (1/2).
Les grands exportateurs, le secteur financier et les entreprises cotées en bourse se démarquent, en effet, avec des niveaux d’engagement plus élevés comparativement au reste de l’échantillon. Cette avance peut s’expliquer par plusieurs facteurs. Le premier réside dans le fait que ces entreprises doivent répondre aux enjeux de durabilité et aux attentes croissantes de leurs parties prenantes, notamment les clients, les investisseurs et les bailleurs de fonds. Le levier réglementaire (national et international) reste déterminant pour la mobilisation effective des entreprises dans une démarche de durabilité. Sur ce registre, il y a lieu de noter l’accélération de la réglementation européenne, en particulier la CSRD et la CSDDD qui revêtent un caractère transnational et s’appliquent non seulement aux entreprises opérant sur les territoires de l’UE mais aussi à toutes les entreprises à travers le monde qui ont des liens commerciaux ou financiers avec le marché commun ou avec toute entreprise qui rentre dans le champ d’application de ces directives européennes.
Par ailleurs, il n’en demeure pas moins que de plus en plus d’entreprises marocaines adoptent une politique volontariste en matière de durabilité parce qu’il y a une prise de conscience sur ce sujet.
Ceci dit, on constate en général une faible connaissance du sujet et une faible conscience de l’intérêt économique (voire stratégique) que la durabilité représente pour les entreprises, grandes ou petites. Pour faire avancer la durabilité au sein des entreprises marocaines, il est nécessaire de coordonner une approche multifacette, combinant sensibilisation, formation, accompagnement et réglementation.
En quoi l’ESG doit-il constituer un levier de développement pérenne pour les entreprises ?
La durabilité est en effet une démarche stratégique et non seulement une réponse à des exigences de reporting ou de communication. Elle se fonde en premier sur une gestion des risques : identifier, comprendre, analyser et évaluer les risques encourus par l’entreprise sur les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance ainsi que les dégâts que l’entreprise génère, et d’implémenter les mesures de remédiation appropriées. La durabilité c’est aussi une identification et une exploitation des opportunités que recèlent les différents enjeux adressés et les attentes des parties prenantes internes et externes. Et ce, a minima sur des plans opérationnels et tactiques. Sur un plan stratégique, des transformations business peuvent naître et représenter un avantage compétitif à court ou à moyen termes, voire un tourant vital pour certaines activités !
Quels sont les sujets clés à adresser en 2025 en matière de durabilité pour les entreprises ?
De mon point de vue, je retiendrais 3 sujets fondamentaux à adresser :
1. Les entreprises ont besoin de dresser leur bilan en termes de durabilité et de rendre leur approche en la matière plus scientifique. Cela revient à mener, d’une part une analyse de double matérialité (matérialité financière et matérialité d’impact) pour identifier et cibler les enjeux significatifs à adresser dans une stratégie RSE pertinente, et d’autre part un bilan carbone pour mesurer et distinguer leurs inducteurs de GES (gazes à effet de serre) et objectiver leurs plans d’efficacité énergétique et de décarbonation.
2.Les entreprises ont besoin d’entamer une étude sérieuse de leur risque climat à différents horizons temps (ex : 2040 / 2050) car les plans de transition peuvent requérir des investissements importants ou des transformations d’activité à mener sur 10-15 ans.
3.Les entreprises ont besoin de situer leur niveau d’exposition aux réglementations CSRD et CSDDD et de situer, par conséquent, le calendrier nécessaire pour s’y préparer.
Par ailleurs, le secteur financier devrait jouer un rôle plus actif dans la sensibilisation et l’accompagnement des entreprises en vue de les préparer aux évolutions majeures qui façonneront le secteur : recensement et évaluation des risques climatiques, intégration des critères ESG dans les produits financiers…
ESG: vers une approche multifacette